Kimyoo… une ville remplie de mystère… que ferez-vous ou plutôt… comment réagirez-vous si un jour, une personne frappait à votre porte et vous annonçait qu’il était votre ange gardien ?
 
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 Takeo le retour [terminée]

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Takeo Mashiro

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Féminin Nombre de messages : 93
Age : 33

» Informations
Âge: 21
Ange Gardien de: Med cet emmerdeur professionnel
Protégé[e] de: bonne question ^^

MessageSujet: Takeo le retour [terminée]   Sam 27 Fév - 12:16


ANGE
Mashiro Takeo

CARTE D'IDENTITÉ


Votre avatar ou autre, pas plus de 180*400

    ♠ Nom : Mashiro
    ♠ Prénom : Takeo
    ♠ Surnom : //
    ♠ Sexe :
    ♠ Âge & Date de naissance : 21 ans, 17 janvier 1986
    ♠ Origines: Japonaise
    ♠ Orientation sexuelle : Complexe, mettons bi s'il faut choisir
    ♠ Race : Ange
    ♠ État Civil : //
    ♠ Profession(s) : Variable

    ♠ Détails : [facultatif]


ASPECT PHYSIQUE


On peut dire sans trop se tromper que Takeo est un jeune homme à l’apparence enviable, une silhouette sportive alliée à une allure décontractée. Il n’a aucun complexe physique, parfaitement conscient de son charme qu’il affiche avec un naturel assez déconcertant. C’est vrai, pourquoi complexerait-il, un mètre quatre-vingt, une musculature qui sculpte son anatomie de façon fort agréable, et un visage qui laisse songeur. Takeo c’est aussi pas mal de nonchalance, un petit air de rebelle du dimanche et surtout un sourire ! Toujours à l’aise dans ses baskets, il affectionne par-dessous tout un look cool, mais classe, à moins que cela ne soit « classe » que parce que c’est lui qui le porte, mais passons. Jeans taille basse, tee-shirt, des grands classiques, mais version remise au goût du jour, et son blouson fétiche gris avec la capuche bordée de fourrure blanche. Pour les couleurs, oui, mais pas à profusion, jouer les arbres de Noël ne lui dit trop rien. Comme je vous l’ai dit, le naturel joue déjà en sa faveur alors inutile de forcer sur l’emballage !

C’est une constante que l’on retrouve dans sa coupe, cet aspect négligé/soigné, avec ses mèches mi-longues qui semblent libres de s’agencer selon leur bon vouloir. C’est leur teinte qui est un peu étrange oscillant entre un gris bleu profond, et un noir délavé, cet artifice n’est en rien un don de dame nature ou de sa grandeur omnisciente, à savoir Dieu, non rien que de la bonne vielle chimie ! Néanmoins, l’effet est plutôt réussi s’harmonisant avec un regard un peu trop bleu pour être honnête, vous venez de percer les deux seules tricheries qu’il se permet. Takeo est doté d’un visage expressif, non pas parce qu’il reflète fidèlement la moindre émotion qu’il ressent, mais plutôt parce qu’il peut y afficher le masque qui lui convient. Généralement fidèle à l’image qu’il veut donner de lui-même, il sourit très facilement, Takeo est passé maître dans l’art du sourire de façade, mais son répertoire est vaste, du plus moqueur, au plus charmeur il en use, et en abuse aussi parfois ! En ce qui concerne le reste de ces traits, bien que masculins, ils sont empreints d’une certaine finesse.


ASPECT PSYCHOLOGIQUE


Le caractère de Takeo est directement influencé par les évènements qui ont jalonné son existence et qui expliquent pourquoi il n'est pas la plus franche des personnes. À dire vrai, il ne fait pas confiance à grand monde, et c'est pour cette raison qu'il garde pour lui ce qu'il pense vraiment préférant offrir aux gens son sourire "angélique". Car sous ces airs de grands garçons bien dans sa peau se cachent des plaies non cicatrisées depuis des années. En vérité il est paniqué à l'idée de ne pas convenir aux attentes des autres, une peur profonde de se voir abandonné. Takeo déteste s’ennuyer ou rester seul top longtemps, il a foncièrement besoin de compagnie, et de se sentir apprécier.

Question défauts on peut dire que monsieur est servi, il adore enquiquiner les autres avec des piques, mais comme lui-même est assez râleur si quelqu’un parvient à lui clouer le bec il le supporte assez mal, de manière générale Takeo n’aime pas vraiment perdre. Légèrement susceptible donc, paresseux aussi, il n’est pas du genre à se démener pour rien, et d’ailleurs il a horreur de ça, les réveils aux aurores ça aussi on oublie, il n’est clairement pas du matin. En revanche si vous trouver la bonne méthode il n’est pas si difficile que ça d’obtenir quelque chose de lui. En effet monsieur est gourmand, en vérité le terme ventre à patte serait ce qui s’approche le plus de la réalité. Mais même s’il mange de tout il a un faible très prononcé pour tout ce qui est « à grignoter » salé ou sucré, en gros un tas de cochonneries fortement déconseillé pour la santé. Morale de l’histoire, pour que Takeo se montre plus coopératif, il suffit de mettre une récompense qui vaille le coup à l’arrivée ! Ce qui ne signifie pas que ce soit la solution miracle, car il peut aussi faire preuve de beaucoup de mauvaise volonté.

Cependant, il ne faut pas perde de vu qu’il est quelqu’un de bien quand on met de coté tous ses défauts. Après tout et même s’il s’en passerait bien c’est un ange, un vrai, avec les ailes et tout le tralala. Il semble généralement toujours de bonne humeur, du moins quand on n’a pas attisé de réaction contraire chez lui. En effet il est assez enjoué, voire drôle quand il s’y met, car l’humour il y a recours en toute circonstance. En vérité Takeo compense ses écarts par une réelle gentillesse quand il le veut, même s’il ne le revendique pas, il trouvera surement une bonne excuse pour expliquer un geste désintéressé. Il sait bien sûr que son état le prédestine à assurer la « protection » d’un être humain, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il lui sera facile d’apprécier cette personne.



BIOGRAPHIE


Première vie:


Il arrive que dans une vie un évènement bouleverse d’un coup tous les plans que l’on avait tracé. C’est ce qui arriva pour Testsuo Mashiro, jeune étudiant promis à un brillant avenir dans l’ingénierie informatique. Dans son esprit point de doute, il suit le chemin qu’il s’est préparé avec une assurance tranquille. Du moins jusqu’à ce qu’il rencontre cette personne si singulière qui fera basculer son univers étriqué, Sawa, quelques lettres pour un phénomène. Sawa c’est une artiste, une jeune femme plaine de vie, de fantaisie, qui déteste s’ennuyer. Beaucoup aurait déjà pu prévoir la manière dont cette histoire allait finir mais peut importe. Le fait est que leur chemins se sont croisés, et Tetsuo s’est vu complètement subjugué par cette personnalité si forte et si différente de la sienne. Et parce que le cœur à ses raison que la raison ignore, ils s’éprirent l’un de l’autre. Une année plus tard le couple fraîchement marié se réjouit de l’arrivée prochaine d’un enfant, encore quelques mois de patience et voila enfin cet être rose fripé qui crie aussi fort que ses poumons le lui permettent. Il ressemble à son père, voilà ce que répètent sans cesse les infirmières et les visiteurs. Tetsuo est heureux, trop peut-être pour voir l’inquiétude qui apparait parfois dans le regard de la jeune maman. Elle ne lui dit rien, elle n’ose pas lui ouvrir son cœur, lui parler des peurs qui l’étreignent. Le temps passe et ces angoisses s’atténue en partie, Takeo grandit sa ressemblance devient de plus en plus frappante, Sawa s’occupe de lui pendant que son mari travaille de plus en plus avec le développement rapide de l’informatique il a de moins en moins de temps à consacrer à sa famille. Elle aime son fils si drôle, si attachant qui la suit partout comme un poussin maladroit, et pourtant elle ne parvient pas à être heureuse sans s’expliquer pourquoi. Depuis des mois déjà elle fuit son atelier, ne trouvant plus rien à poser sur ses toiles qui restent désespérément blanches. Ignorant des problèmes de sa maman Takeo ne jure que par elle, normal il passe le plus clair de son temps à ses coté quand il n’est pas à l’école. D’ailleurs il aime bien l’école, même s’il ne comprend pas toujours l’attitude de certains camarades qui se dispute ou mentent, car il faut le reconnaitre Takeo est assez naïf et innocent.

C’était la fin d’une journée de classe comme les autres, bientôt ce serait l’été il faisait déjà très beau, quand le soleil brille Takeo rentre à pieds jusque chez lui, il a huit ans mais ce n’est pas bien loin et il fait rarement le chemin seul. Il discute gaiement avec ses camarades, de ces choses qui sans gravité qui font le bonheur des enfants, et puis il s’engage sur l’allé qui mène à la porte d’entrée en agitant la main en guise d’aurevoir. Sa maman lui a promis un super goûter, mais quelque chose ne va pas, d’habitude elle l’attend toujours sur le pas de la porte.

*peut-être qu’elle est occupée…*

Ne se posant pas plus de question que cela il pose sa main sur la poignée et tente d’ouvrir la porte, hélas celle-ci ne cède pas et reste close. Pour le coup ce n’est vraiment pas normal ! Takeo à un double de secours dans son cartable, sa maman lui a dit au cas où il n’y est personne à la maison. Jusqu’à aujourd’hui il n’a jamais eu à s’en servir, mais la clef est bien là au bout d’un lacet transformé en collier. Maman à du aller faire des course, ça lui aura juste pris plus de temps que prévu. Mais une légère pointe d’angoisse envahi le garçonnet, il n’a pas l’habitude d’être seul dans la maison, le silence est désagréable. Alors même s’il se doute que c’est inutile il ne peut s’empêcher d’appeler à voix haute.

- Maman ? Maman t’es là ?


Aucune réponse, il n’y a que le gros chat, maître des lieux qui daigne saluer son petit maître, au moins Takeo se sent un peu moins seul il va s’asseoir sur le canapé et allume la télé pour regarder son émission, mais le cœur n’y est pas vraiment.Le reste de la journée demeure assez flou dans son esprit, il se rappelle l’attente longue, le retour de papa, son inquiétude, sa panique quand il découvre que la plupart des affaires de sa femme ne sont plus là. Et enfin son infini tristesse quand il est revenu dans le salon avec ce morceau de papier à la main.

- Maman est partie.
- Elle est partie où ? C’est pour faire de la peinture ?

Question innocente d’un enfant, que répondre que faire, le plus simple, le plus facile, pour le protéger, ne pas l’inquiéter.

- Oui mais elle ne sait pas quand elle reviendra alors on va l’attendre tout les deux !

La suite n’a pas grande importance, ce mensonge est idiot, mais il tiendra quelque temps, peut-être que d’ici là Sawa reviendra vraiment, après tout elle n'a rien laissé d'autre qu'un simple mot.

« Je vous aime profondément tous les deux, mais je ne peux pas vivre comme ça, j’étouffe j’ai besoin de liberté. Je dois partir, je suis désolée. »

Pendant deux ans la vie va suivre son cour normalement, enfin aussi normalement que possible pour un petit garçon qui attend le retour de sa maman alors que son père passe de plus en plus de temps au boulot. Le plus dur étant probablement les sourires compatissant des gens quand il leur affirmait que sa mère ne l’avait pas abandonné. Mais le temps passe et toujours aucune nouvelles, il fallait se rendre à l'évidence jamais elle ne franchirait de nouveau le pas de la porte avec son sourire. C’est à partir de ce moment là qu’il a commencé à avoir des relations conflictuelles avec son père parce qu'il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle était partie. C’est surement pour cela aussi qu’il s’est mis à passer beaucoup de temps avec ses « amis » des amis de tout genre comme on peut en avoir quand on a douze ans. Mais les amis ça remplace vite une famille surtout quand la sienne est bancale, alors on s’y attache !


Le jour se lève à peine c’est l’heure à laquelle Takeo regagne enfin le domicile qu’il occupe avec son père, encore une fois il est sorti toute la nuit. Il sait que son paternel n’aime pas ça, mais pourtant il recommence encore et encore poussant le bouchon toujours plus loin.

- Takeo tu a vu l’heure !

Pourquoi s’embêter à répondre, depuis quelque temps c’est le refrain habituel, et puis Takeo est fatigué, passablement éméché aussi. Il a à peine un regard pour son père alors qu’il le dépasse et se dirige résolument vers sa chambre.

- Takeo ! On est en pleine semaine tu dois aller en cours ! Hors de question de retourner se coucher !


L’intéressé est pourtant déjà affalé de tout son long sur son lit sans même prendre le temps de se déshabiller. Aller en cours ! En voilà une idée, mais pourquoi faire au juste pour lui faire plaisir à cet imbécile ! L’adolescent ne put retenir un sourire en coin totalement ironique, et c’est d’une voix cassée qu’il s’entendit répondre.

- Arrête de me prendre la tête ! Les cours je m’en fous! Retourne donc à ton cher boulot et fait comme d’habitude évite-moi !


Sur ses mots il se retourna tant bien que mal et s’enferma dans le mutisme que Tetsuo ne connaissait que trop bien. Il avait bien sûr nettement senti l’odeur d’alcool de tabac et autres relents de soirée, peut-être devrait-il faire quelque chose, mais quoi il ne comprenait pas l’attitude de son fils, et n’avait pas la moindre idée de quoi faire. Une douche et un café plus tard, Takeo dormait d’un sommeil comateux quand son père quitta le domicile pour aller travailler le cœur lourd.

------------------------------------------

- Takeo j’ai réussi à me libérer on va pouvoir manger ensemble ce soir !
- Génial !
- Hey tu vas où ?
- Ça se voit non ! Je sors !
- Mais et le repas !!
- Plus faim, tu m’as coupé l’appétit !

Le claquement de la porte mit fin à cette discussion laissant à Tetsuo la désagréable impression d’avoir définitivement rompu le mince lien qui les retenait encore. Il faut dire qu’il ne parvenait pas malgré ses efforts à trouver grâce auprès de son fils ni même à comprendre son fonctionnement. Pas plus tard que la veille Takeo lui reprochait de ne jamais être là il avait donc décidé de renouer le contact mais peut-être était-il déjà trop tard pour jouer les pères attentionnés. Aussi doué l’un que l’autre pour la communication, le silence et l’indifférence s’installe pour de bon dans ce qui ne mérite plus vraiment le nom de famille…


S’il avait continué dans cette voie là il y a de fortes chances pour que Takeo ait fini un jour ou l’autre par mal tourner. C’est vers 17 ans qu’il va faire la rencontre qui fera basculer sa vie pour bien des raisons, il s’appelle Kanna, il a 19 ans, au départ une connaissance d’une connaissance. Et puis au fil des discussions des rencontres, le courant passe et ce garçon devient un ami, voire un grand frère pour son cadet. C’est sous son influence que Takeo va redevenir assidu en cours et faire des efforts pour devenir quelqu’un d’aussi bien que celui qu’il prend pour modèle.

Si seulement il avait su…


Assez rapidement, il n’y avait plus qu’une seule personne qui comptait vraiment à ses yeux, son meilleur ami, Kanna, le seul qui ne le jugeait pas et avec lequel il avait l'impression d'être un peu compris. Et pour ne pas risquer de le voir partir comme sa mère ou de se brouiller, Takeo en vint à tout faire pour satisfaire son idole.

- Takeo, je n’aime pas ça !

L’interpellé venait de parler de sa dernière conquête à son ami, rien de sérieux comme avec les précédentes d’ailleurs. Les filles lui tournaient autour il n’y pouvait pas grand-chose ! Et il y trouvait même une certaine satisfaction un genre de petite vengeance prise sur celle qui l’avait délaissée. Mais il ne faisait pas grand mal, elles n’étaient pas particulièrement innocentes non plus ! Il déclinait toujours toute proposition d'engagement ce n’était un secret pour personne, surtout pas au lycée. Il parlait souvent de ça à Kanna qui d’habitude en riait avec lui, c’était bien la première fois qu’il réagissait de la sorte !

- T’aime pas quoi ?
- Ces poufs qui te tournent autour !

Pour le coup Takeo fut doublement surpris, c’est vrai qu’ils avaient passé la soirée chez Kanna et avez descendu quelques verres, mais pas assez pour être ivre à en dire n’importe quoi. Quel était le problème avec ces filles il y en avait bien qui s’intéressaient à Kanna aussi ! En fait en y repensant, pas tellement, pourtant il est au moins aussi attirant que son cadet.

- C’est quand même pas parce que t’as pas de copine que tu dis ça comme ça aujourd’hui ! J’y peux rien moi si elles me collent !

Il s'était mis à rire, ce rire qui avait le don d'énerver Takeo parce qu'il avait toujours l'impression d'avoir dit quelque chose d'idiot.

- Arrête de rire comme ça, et répond plutôt!
- Je me moque pas mal d’avoir une copine figure-toi ! Et, si, c’est entièrement de ta faute !
- Je vois toujours pas où est le problème.

Kanna le fixait, et Takeo ne se souvenait pas l'avoir vu aussi sérieux depuis bien longtemps, la façon dont il le regardait l'inquiéta un peu, peut-être n'aurait-il pas du poser cette question après tout il avait bien le droit de faire ce qu'il voulait de sa vie.

- Tu tiens vraiment à le savoir?

Takeo n'en était plus si sûr, mais il hocha tout même la tête affirmativement. Kanna soupira avant de se rapprocher de son ami, l'atmosphère était nettement plus tendue que précédemment. Mais qu'avait-il en tête, était-il indispensable qu'il soit aussi près pour lui parler...

- Moi c’est toi que je veux, il est là le problème !

Tout en parlant, il avait tendu la main pour la poser sur la joue de Takeo, ce dernier était pétrifié, son ami ne pouvait pas être sérieux, c'était encore une de ses blagues. Sous le choc il ne répondit pas tout de suite et n'eut même pas le réflexe de chasser cette main si chaude et si douce sur son visage. Profitant de sa stupeur Kanna s'approcha encore et l'embrassa, ses lèvres étaient douces et agréables, Takeo ferma les yeux se demandant ce qu'il attendait de lui. Que devait-il faire, la seule chose dont il était sûr c'était qu'il ne voulait à aucun prix perdre son ami. Et dans le fond en fermant les yeux et en ne le repoussant pas n'avait-il pas déjà pris une décision?


S’il avait su, les choses se seraient-elles passées autrement ? Peut-être, mais quelle importance le passé ne peut plus être changé. De cette période de sa vie Takeo ne garde que des souvenirs chaotiques, à l’image de ce qu’il ressentait. Quand avait commencé la descente, il n’en est pas encore certain aujourd’hui, peut-être le jour où il avait accepté en silence de se plier aux désirs de Kanna, ou peut-être celui où ils avaient commencé à vivre sous le même toit. A partir de quand les conseils étaient devenus des ordres, à quel moment avait-il cessé d’avoir toute volonté propre. C’était allé vite, et pourtant tellement naturellement, progressivement il avait plongé dans cette relation jusqu’à en finir noyé.

Loin d’être un modèle de droiture et e gentillesse, Kanna est une personne assez détestable et peu fréquentable, manipulateur patient et doué, il avait depuis le début décidé de faire de Takeo, sa possession. Pourquoi ? Mais parce qu’il est bien agréable d’avoir un jouet vivant non ? Prêt à jouer la comédie pendant trois ans pour resserrer petit à petit son emprise sur cet esprit fragile en manque d’affection. Jouer les grands frères, écouter toutes ses confidences pathétiques, mais derrière le sourire compréhensif de celui qui écoute, le piège se referme lentement sans bruit, et sans violence. Il est tellement amusant de voir sa proie se jeter d’elle-même aveuglément dans la gueule du loup.

Papillon englué dans la ta toile d’une grosse araignée, voila la situation de Takeo à cet époque, coupé du reste du monde et de ses anciens amis, par des manœuvres habiles, pas de famille à proprement parler, empoisonné jour après jour par les paroles de son aîné, un véritable lavage de cerveau. Et avant même de s’en rendre compte il est trop tard pour avoir encore la volonté de faire marche arrière. Enfermé dans les quatre murs de l’appartement, il n’a pas le droit d’en sortir seul, Kanna l’a interdit, pas plus qu’il n’a le droit de parler à d’autre personne au départ il avait pensé que ce n’était qu’une fantaisie. L’ombre des menaces proférées à demi-mots le faisait céder encore et toujours, pourtant la porte n’était pas verrouillée, mais la seule idée d’en tourner la poignée n’était-elle pas une trahison… Dépendance totale, et soumission aveugle, voila comment définir ce lien qui l’attachait à ce type aussi surement qu’une laisse relit le maître et son chien, ou le fanatique à son gourou.

Une autre raison pour laquelle Takeo pliait aussi facilement, était la suivante, il restait persuadé que ces changements dans le comportement de son idole, n’était dû qu’à la traversée d’une mauvaise passe. Et par conséquent que cela ne s’incrivait pas dans la durée, il finirait bien par retrouvé celui qu’il admirait en attendait s’il pouvait le faciliter la vie autant faire un effort, après tout c’était lui qui s’était incrusté dans la vie de Kanna en s’installant dans son appartement. D’ailleurs au départ il comptait bien payer sa part, mais en restant enfermé difficile de trouver du boulot, pourtant la charge supplémentaire qu’il représentait ne semblait pas causer de problèmes financiers à son aîné. C’est en partant de cette constatation que Takeo commença à se demander quelle genre de profession il pouvait bien exercer. Un métier sans horaires fixes dans tous les cas puisqu’il s’absentait à peu près n’importe quand, bien que ces sorties soient majoritairement nocturnes.

A dire vrai les activités de Kanna n’étaient comme on s’en doute pas franchement très légale, normal quand on est membre d’une organisation criminelle. Depuis des années ce monde était le siens, un univers dans lequel il avait su faire ses preuves, et gravir les échelons, oh il était encore très loin du sommet, mais qu’importe quand on à la patience et l’ambition. Il fait parti des hommes de main, plus haut placé que les simples dealers et proxénètes mais néanmoins chargé d’accomplir des tâches peu reluisantes. Contrôleur d’un Fisc un peu spécial il s’exécutait avec zèle pour le grand bonheur de ses commanditaires !



Sa vie ne bat plus que d'une aile
dansent les flammes, les bras se lèvent
là où il va il fait un froid mortel…

Sa vie lui échappe et il ne peut la retenir, il n’en a pas envie non plus celui qui était tout pour lui l’a laissé là, après l’avoir brisé, comme on jette un jouet dont on ne veut plus. La douleur de la solitude est plus grande que celle de la balle qu’il a reçue au fond de cette ruelle sombre. Son regard déjà vide fixe le ciel nuageux et sans étoile et le temps semble se figer.

Suspendu pour l'éternité
le monde comme une pendule
qui s'est arrêtée…

Ces derniers instants lui semblent passer avec une lenteur infernale, il n’aurait pas du sortir, il aurait dû obéir, alors surement que tout ceci ne serait pas arrivé. Il n’aurait pas vu ce qu’il n’aurait pas du voir, pas entendu, pas su, dieu comme il regrettait de savoir. Kanna s’était absenté plusieurs semaines, Takeo avait fini par ne plus supporter son absence et par se mettre à sa recherche. Il l’avait finalement retrouvé dans cette ruelle à l’arrière d’un club, en plein « travail », il l’avait vu utiliser son arme pour ôter la vie. S’en était suivi une scène dont encore aujourd’hui les détails échappent à la mémoire de l’ange. Mais les mots de l’autre étaient glacial et le blessèrent profondément, et puis l’éclat sinistre du métal, pas le temps de comprendre, pas le temps de réagir, Kanna avait tiré…

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
j'avais rêvé du mot AIMER.

Mais Kanna ne l’aimait pas, il ne l’avait jamais aimé, et si Takeo ne lui avait pas stupidement couru après, l’autre ne serait jamais retourné à l’appartement c’est ce qu’il lui avait dit. Lassé il avait décidé d’abandonner celui qui ne l’amusait plus pour passer à autre chose. Et Takeo se laissait glissait vers ce qu’il pensait être l’oubli, le trait final qui sera tiré sur toute cette histoire. S’il avait su, peut-être ne se serait-il pas senti aussi soulagé de clore ses paupières et de s’éteindre.

Nous souviendrons nous de nous
Aux vies qui ont soutenu la mienne
Nos vies qui s'écoulent chaque jour saignent
Nous ne sommes reliés qu'à nous-mêmes.

Une deuxième chance ? Mais pourquoi ! Pourquoi lui, pourquoi lui refuser le droit de rester simplement mort. Takeo n’a jamais été particulièrement croyant et encore moins pratiquant, alors pourquoi ! Depuis qu’il est devenu un ange cette question le hante, être un ange n’est pas son choix, se souvenir n’est pas son choix, mais pourtant il ne peut se résoudre à mettre lui même un terme à cette nouvelle existence. Sa mission en tant qu'ange gardien est de protéger un Humain, non pas qu'il en soit enchanté, mais comme toujours il fera ce qu'on lui a demandé, parce que c'est l'histoire de vie...


VOUS
DERRIÈRE L'ÉCRAN

♠ Prénom : Sasa
♠ Âge : 26
♠ Serez vous actif ? 6 au moins
♠ Comment avez-vous connu le forum ? oula c'est une longue histoire

♠ Avez-vous quelque chose à ajouter ? Code validé~

Vive dieu et kimyoo! Et je garde mon ancien compte mais je vais modifier la fiche sur beaucoup de points, évolution oblige voilà ^^!
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