Kimyoo… une ville remplie de mystère… que ferez-vous ou plutôt… comment réagirez-vous si un jour, une personne frappait à votre porte et vous annonçait qu’il était votre ange gardien ?
 
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 Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]

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MessageSujet: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Jeu 27 Mar - 8:38

Cela faisait déjà quelques temps que Saniiro était à Kimyoo et il devait bien avouer que les jours ne se ressemblait pas. Tout d’abord il y avait eut le contraste saisissant avec sa vie d’avant. Il n’était plus surprotégé, mais bien au contraire livré à lui-même. S’en était finis des longues files de domestiques, précepteurs, et autres qui venaient se plier à ses quatre volontés. Il était enfin un peu plus libre et indépendant. Bien sur cela demandait des efforts, de la volonté et de l’endurance. Mais Saniiro était enthousiaste, physiquement plus que bien portant et avait de l’énergie à revendre. Alors il se consumait, brulant toute cette exaltation dans tout ce qu’il faisait, ne s’arrêtant que pour dormir et encore lorsqu’il en avait le temps. Car le plus grand changement qui s’était opéré était ni plus ni moins que le contact avec les autres, notamment les personnes de son âge. Il allait de son école de journalisme au journal, en passant par son appartement où il tentait de faire connaissance avec ses voisins, et il venait de voir plus de visage en quelques semaines que depuis toute sa vie. L’avenir était brillant, chaud, lumineux pour Saniiro et ce qui ne gâchait rien, en plus il faisait beau ! Alors il sortait régulièrement dans les parcs et autres, profitait le soir de rester le plus tard possible en ville, il était partout à la fois. Il ne tiendrait probablement pas ce rythme très longtemps, mais pour le moment il gardait la cadence. Il faut dire qu’il était principalement poussé par sa quête de réponses.

En effet, son activité principale dans tous ces déplacements était justement la récolte d’indices, sur des évènements inexpliqués, la collecte de témoignages portant sur des visions d’anges, de démons, et autres incarnations mystiques. Il avait pour cela trois sources d’information : premièrement il lisait tout les magasines de presse-poubelle où 99% des articles étaient de la pur invention, mais pour certains d’eux, ils étaient basé sur une histoire réelle, et alors là Sani intervenait. Ensuite il y avait naturellement sa présence au journal, c’était un papier tout à fait banal traitant des faits divers et qui évitait ce genre de sujet sensationnel. Cela ne l’aidait pas beaucoup dans ses recherches, mais il préférait s’assurer un bon CV. Par contre il y avait accès à la base de données nationale mise à jour en direct des affaires policières, pour celles qui étaient dévoilées aux journalistes. Enfin sa dernière source était un peu plus originale, et directement liée à une affaire qu’il avait suivit il y a peu de temps.

On avait retrouvé dans un bois un cadavre mutilé sauvagement. C’était le corps d’un homme, assez jeune, qui avait eut une vie plutôt rangée et une bonne éducation. Il œuvrait souvent pour des associations caritatives et s’il se trouvait dans ces bois c’est qu’il escortait un groupe de jeunes scouts. Il n’avait donc aucuns ennemis, et à vrai dire il était très apprécié par son entourage, en particulier des enfants. Pourtant aux vu des dégâts causé sur son corps la police statua qu’il ne pouvait s’agir d’une bête sauvage, mais quel seul un animal entrainé à tuer aurait pu donner des coups aussi précis et mortels. Il n’y avait d’ailleurs pas de bêtes dangereuses dans cette forêt et on ne trouva aucune trace autour du lieu de l’incident. C’était comme si un être était venu le tuer et était repartit comme par magie. Par contre ce qui soulevât une polémique à l’époque c’était qu’un des enfants dont il avait la charge avait été retrouvé non loin de sa dépouille, vivant, mais terrorisé et plongé dans un mutisme dont personne n’avait put le tirer. Sani avait tenté lui aussi d’approcher l’enfant, il se doutait qu’il avait peut être vu toute la scène ce qui aurait pu expliquer son traumatisme, mais hélas ses parents étaient devenus très protecteur et ne le laissèrent pas approcher. Mais Sani était coriace quand il voulait, il finit par apprendre que l’enfant était suivit par une pédothérapeute à l’hôpital. Il s’introduisit donc là-bas, il réussit par le bluff, son charme et ses manières rassurantes à aller et venir à l’intérieur sans qu’on le dérange. Autrement dit il eut beaucoup de chance. Il retrouva le jeune garçon dans une salle de jeux et il s’approcha de lui pour tenter de le faire parler. Il y passa toute une après midi, en vain. Il n’obtint pas le moindre mot, mais sa présence fut remarquée par l’infirmière de garde. Elle fut intrigué par le fait qu'il soit là mais ne le rejeta pas. D'ailleurs la jeune femme l'invita à revenir le lendemain, peut être le trouvait elle charmant ? ^^ En tout cas c'est ce qu’il fit, ainsi que bien d’autres jours. A sa plus grande surprise, bien que le garçon restait muet, les autres bambins lui parlèrent de fées, d’anges, d’être ailé qui venaient les bercer dans leur sommeil ou jouer avec eux. Il n’y prêta qu’une oreille distraite dans un premier temps, avant de se rendre compte que certains détails concordaient. Il supposa que si ces êtres existaient vraiment, les enfants, dont l’âme était pure pouvait peut être plus facilement ressentir leur présence. Et qu’inversement les envoyés du ciel avaient moins de raison de cacher leur identité à ces enfants d’autant qu’ils n’étaient pas à l’hopital par hasard, certains avaient vécu des traumas physiques et ou mentaux. Il regardait néanmoins toujours d’un œil particulier son premier protégé qui restait toujours muet depuis les semaines qu’ils étaient ensemble. Il revenait souvent s’occuper de lui en particulier, persuadé que si il arrivait à le faire parler il obtiendrait probablement la confirmation de ses doutes.

Voilà pourquoi par cet après midi ensoleillée plutôt que d’aller se promener dans un parc, Sani venait à l’hôpital pour enquêter encore après de ces enfants. Il venait d'entrer et cherchait l'infirmière habituelle pour avoir l'autorisation d'aller dans la salle de jeu, mais le bureau était vide...

- Excusez moi, il y a quelqu'un ?


Dernière édition par Saniiro Exuna le Sam 5 Avr - 6:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Jeu 27 Mar - 11:08

Saori apparut derrière un buisson. Elle vacilla légèrement en avant. Décidément elle avait bien du mal à se faire à la téléportation. Il faut dire que ces derniers jours n’avaient pas été ordinaires. La vie après la mort… Vaste question à laquelle elle pourrait désormais répondre. Enfin, être choisie par Dieu pour devenir un de ses anges gardiens sur la terre avouez que c’est un sacré honneur. Enfin c’était aussi une grande responsabilité. Elle regarda autour d’elle, personne. Elle sortit donc du buisson. Au moins cette fois elle ne s’était pas trompée dans le lieu d’atterrissage, comme quoi elle faisait quand même des progrès. Bon ce grand établissement blanc plein de fenêtre ce devait être l’hôpital. D’ailleurs elle avait un sentiment de déjà vu. Oui, elle connaissait cet endroit… Il faut préciser que notre jeune ange novice n’avait que peu de souvenirs de sa vie d’avant. Un traumatisme il parait. En même temps la mort c’était traumatisant tout de même. Alors bon cet hôpital ? Peut être y était elle morte ? Elle sentit un léger frisson lui parcourir le dos.

Décontenancée, elle eut le malheur d’ouvrir ce quelle appelait sa « fenêtre à émotions ». Comment vous décrire cela… Imaginez que vous puissiez vous connecter au monde un instant, enfin au monde… aux gens proches de vous disons dans un pâté de maison, que vous puissiez ressentir ce que eux ressentent : la joie comme la peine, l’euphorie comme la douleur. Imaginez que ces émotions vous les viviez comme les vôtres, aussi fort et qu’elles vous arrivent toutes en même temps. Eh bien c’est ce qui arrivait à Sacha lorsque s’ouvrait sa « fenêtres à émotions ». L’ange qui l’avait accueilli et fait sa « formation » lui avait dit qu’elle apprendrait à le gérer et que c’était lié à ses propres émotions mais pour l’instant elle se prenait tout ça comme une claque en pleine figure au moment les plus opportuns. Et là près de l’hôpital c’est surtout de la douleur et de la peine qu’elle ressentait. Elle s’appuya contre un arbre le temps d’arriver à refermer tout ça. Mais le mal était fait. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits.

Elle se concentra sur sa mission : un certain Saniiro. Il devait se trouver quelque part à l’intérieur. Là encore, elle était censée être liée à son protégé mais il lui faudrait apprendre à maîtriser ce lien. Décidément ange, c’est pire qu’étudiant. Elle ressentit un peu de chagrin. Pourquoi ressentait elle du chagrin à cette idée ? Etrange… Elle arriva devant la porte du bâtiment qui s’ouvrit devant elle. Sans réfléchir elle avança dans les couloirs. Elle aurait pu se présenter à l’accueil mais elle ne voulait pas éveiller l’attention. Elle aurait pu se faire passer pour quelqu’un de la famille du jeune homme et demander le numéro de sa chambre, c’était tout de même risqué. Il lui fallait être discrète. Elle s’arrêta devant l’ascenseur et actionna le bouton d’appel. Le « ding » retentit et la porte s’ouvrit. Elle appuya machinalement sur le 2. Ses yeux se levèrent vers l’écriteau indiquant les étages, 2ème : pédiatrie. Nouveau « ding », elle sortit de l’ascenseur et … Nouveau sentiment de déjà vu. Ces couleurs, ces dessins, ces empreintes de si petites mains sur les murs… Saori se sentit troublée. Se ressaisir, quelqu’un à protéger, ne pas flancher ! C’est là qu’elle le vit, il y avait comme une légère aura bleutée qui émanait de lui. Il était de dos et elle ne l’avait jamais mais elle en était certaine, ce devait être Saniiro. Elle le sentait au plus profond d’elle, le lien sans doute. Elle hésita un instant sur la manière à l’aborder. De là elle ne voyait que ses longs cheveux noirs et son corps plutôt svelte et assez grand.


« Je peux vous aider ? »
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Ven 28 Mar - 10:40

Saniiro se retourna lorsqu’il entendit une voix douce l’interpeler. Il n’avait pas encore entendu cette voix raisonner dans ces couloirs et lorsqu’il vit la bouche qu’il l’avait prononcée il fut convaincu qu’il n’avait jamais croisé cette personne. Pourquoi convaincu ? Il y avait beaucoup de personnel dans cet hôpital après tout. Mais premièrement elle ne portait pas de tenue hospitalière, et surtout elle était ravissante. Son petit minois entouré par sa chevelure rousse flamboyant ne pouvait passer inaperçu, ni même être oublié. Sani sentit une chose étrange dans son cœur, il en eut comme le souffle coupé. Cela ne dura qu’un instant, une seconde à peine, mais elle lui avait fait comme un choc. La surprise peut-être ? Oui, surement, mais il n’y avait pas que cela… Sani aurait aimé faire le tri dans ses sentiments, mais son silence paraitrait vite étrange, alors il lui répondit :

- Bonjour mademoiselle. Ce serait bien aimable oui : je recherche l’infirmière de garde, l’auriez vous croisée par hasard ?

Il parlait toujours sur le même ton un tantinet hautain lorsqu’il s’adressait à une personne pour la première fois. C’était une habitude qu’il avait prise par le passé, pour ‘instaurer le rapport de force en sa faveur avec son interlocuteur’… Comme il haïssait tout ses cours désuets sur le comportement maintenant. Mais certains tics seraient difficiles à effacer. Il se tenait droit devant elle, lui adressant un sourire avenant mais cordial. Tout en lui exprimait à cet instant le jeune homme éduqué ‘comme il faut’.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Ven 28 Mar - 16:00

Le jeune homme se retourna et elle put enfin voir à quoi ressemblait son protégé. Il était...charmant, c'est le mot qui lui vint en premier à l'esprit. Ses longs cheveux noirs retombaient grâcieusement autour de son visage. Il avait un petit air hautain qui lui déplut un peu. Il contrastait avec son regard franc et pur. Oui contraste voilà un mot qui le qualifiait bien, en tout cas aux yeux de l'ange novice. Il y avait comme une sorte de dualité chez Saniiro, d'un côté tout son être respirait la haute bourgeoisie et la bonne éducation que l'on y reçoit ce qui le rendait un peu fier et inaccessible aux gens qui n'étaient pas de son milieu. De l'autre ses yeux marrons trahissaient une envie toute autre de découvrir le monde et de s'en rendre accessible. Enfin la manière dont il lui parla visait tout de suite à mettre une certaine distance polie entre eux. Saori ne se laissa pas abattre si facilement, elle repoussa même les a prioris qui semblaient lui dire qu'ils n'étaient pas du même monde (et ceux là ne faisaient pas référence au paradis mais bien plus à son côté nature à elle). Elle avait une mission qu'elle comptait bien accomplir. Mais un gardien pouvait il trouver son protégé antipathique ? Et que se passerait il alors ? Non elle n'en était pas là et ferait tout au contraire pour que cela fonctionne mais si... Bon ça suffit jeune ange ! On se reconcentre et on répond à Saniiro, et avec son plus beau sourire, non mais... C'est donc en s'armant de douceur et d'un sourire sincère autant que charmant qu'elle lui répondit:

"Je suis navrée, je ne l'ai pas croisé non plus en fait. Mais à cette heure elle doit être en salle de pause de l'autre côté du couloir, la première porte à droite. Je dois la trouver moi aussi, peut être que je pourrais vous montrer le chemin."

Comment connaissait elle l'existence de la salle de pause des infirmières ? Aucune idée, ce devait être lié à son autre vie comme ces sentiments de déjà vu. Enfin il ne fallait pas laisser paraitre son propre étonnement et continuer à improviser aussi bien en espérant faire illusion...
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Sam 29 Mar - 5:01

Saniiro vit passer quelques expressions dans le regard et les traits de la jeune femme, elle fut comme dans un petit nuage pendant une seconde avant de lui répondre. Il pensa qu’elle devait le sonder, ce qui était tout à fait normal, mais en revanche ce qui était étrange c’est que lui-même n’en ressentit aucune gène, pas le moindre sentiment d’agression. Il en fut agréablement surprit. Alors d’un hochement de tête posé accompagné d’une petite mimique de révérence, Saniiro accepta l’aide de la jeune inconnue.

- Vous êtes bien aimable mademoiselle, je vous remercie.

Alors que Saniiro emboitait le pas de la jeune femme, il se mit à la détailler un peu plus. Elle le précédait d’un pas et il pouvait voir ses magnifiques cheveux descendre dans son dos pour venir mourir à mi parcours, juste avant d’atteindre ses hanches fines. Ils étaient vraiment beaux dans une teinte de roux unique tirant étrangement sur le rose. Elle avait de jolies courbes qui ne pouvaient qu’attirer le regard sans pour autant paraitre provocantes. Mais ce que Saniiro remarqua le plus fut sa manière de se déplacer, la légèreté de son pas, la douceur émanant de ses gestes. A la voir naviguer ainsi entre les couloirs sans hésitation, elle paraissait réellement dans son élément. Sans savoir pourquoi Saniiro sentit qu’il pouvait lui faire confiance, c’était l’impression qu’elle lui donnait. Mais il ne pouvait réprimer son caractère curieux, il voulait en savoir plus… Et puis lui parler la forcerai à se tourner vers lui à nouveau et il avait envie de revoir son visage.

- Excusez moi, mais vous ne travaillez pas ici je pense, pourtant vous connaissez bien les lieux on dirait, vous venez souvent ici ?


L’esprit de limier de Sani venait de se mettre en marche. Son cerveau commencerait à calculer les probabilités de réponses fausses ou honnêtes, l’exactitude de sa réponse ou la volonté de rester flou. Il n’y pouvait rien, cela faisait partit de lui, par contre il en usait à bon escient et se félicitait d’avoir cette qualité. Il arrivait en général à se faire une opinion assez juste des personnes qu’il rencontrait grâce à seulement quelques questions. Mais cette fois là, quelque chose en lui suggérait de ne pas se fier à cette analyse, quelque chose lui intimait de se laisser aller. Qu’est ce qui le perturbait ainsi ? Cela venait d’elle ou de lui ?
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Lun 31 Mar - 2:19

Toujours ce même ton hautain et cette attitude guindée quand il lui répondit, pas de quoi mettre son interlocutrice à l’aise. Mais Saori ne s’en formalisa pas, elle était d’une nature optimiste et chaleureuse, elle viendrait bien à bout de cette distance polie pour gagner sa confiance. Au moins il accepta de la suivre ce qui était déjà un bon début. Elle le gratifia d’un de ses doux sourires dont elle seule avait le secret et passa devant lui pour lui indiquer le chemin dans ce dédale de couloirs et de pièces qu’était l’hôpital. C’était curieux cette sensation de si bien connaître ce lieu, comme si elle y avait passé beaucoup de temps. Il lui demanda si elle travaillait ici. Y avait elle travaillé ? Etait ce pour cela qu’elle avait cette sensation d’habitude ? Non, elle eut le sentiment que ce n’était pas cela. D’ailleurs il fallait qu’elle en dise le moins possible sur elle et sa mission. C’était paradoxal d’ailleurs, elle devrait être toujours proche de lui sans jamais lui divulguer sa véritable identité, c’était délicat.

« Non je ne travaille pas ici, enfin pas vraiment. Je suis bénévole. »

Tiens donc ? Bénévole. Au moins elle savait improviser. Mais mentir ce n’était pas terrible pour un ange. Oui mais c’était un pieux mensonge, elle venait bien ici bénévolement après tout.

« Et vous vous venez visiter un petit malade ? »

Elle s’arrêta un instant pour lui faire face, en attendant sa réponse. Ce n’était pas très poli de lui tourner le dos pendant qu’il lui parlait et puis elle était bientôt arrivée à la salle de pause et elle perdrait sans doute l’occasion de faire sa connaissance. Il fallait qu’elle gagne du temps.

« Je ne me suis même pas présentée excusez moi. Je m’appelle Saori. »

Elle évita de lui donner son nom sans quoi il découvrirait bien vite que la seule Saori Yume qui avait vécu ici était décédée il y a quelques semaines.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Sam 5 Avr - 7:07

Elle se retourna enfin. ‘Enfin’ c’est ce que pensa Saniiro effectivement, les secondes s’égrenaient lentement, comme si le cours du temps du lui-même était perturbé par la présence de cette femme. Peut être que le temps lui-même s’attardait auprès d’elle de continuer son chemin…

*Le temps est moins constant qu’on ne le croit après tout, il serait bien idiot de ne pas profiter autant que possible des bonnes choses de la vie. Biensur cela suppose que le temps soit une entité vivante… Déjà que je ne suis pas convaincu de celle de Dieu… Mais si Dieu était le temps cela pourrait expliquer bien de choses… La manipulation s’en avérerai facilitée. A moins que ce ne soit qu’un de ses suborné, ou même quelque chose d’indépendant… Bon ca n’a rien de rationnel de partir de percepts faussés. Mais si… … MAIS SI JE ME REVEILLAIS ?! Qu’est-ce qu’il me prend à faire de la métaphysique à la va-vite comme ca ?... Cette fille au visage d’ange devrait accaparer toute mon attention, à moins que ce ne soit elle qui me fasse cet effet justement... Etrange.*

Alors que Sani se perdait dans ses pensés, Saori le questionnait. Il ne lui avait répondu que d’un air absorbé jusqu’à ce qu’elle se retourne ‘enfin’, donc. Il put alors revoir ce doux visage qui ne semblait fait que de courbes à par son nez malicieusement retroussé qui lui donnait une allure de petite chose fragile. Accusée de meurtre, ses yeux auraient suffit à convaincre un jury de son innocence même si on l’avait retrouvé avec l’arme du crime en main. Saniiro ne pouvait que lui faire confiance, d’ailleurs toute idée de violence ne pouvait que glisser sur elle sans pouvoir s’y accrocher.

« Je ne me suis même pas présentée excusez moi. Je m’appelle Saori. »


- Veuillez d’abord accepter mes sincères excuses c’est à moi que revenait cette tâche.


Il inclina la tête respectueusement avant de prendre la main de Saori avec délicatesse et de la porter à ses lèvres dans un baisemain subtile et réservé. En se redressant il lui fit sa présentation d’un ton légèrement solennel :

- Je suis l’héritier de la famille Exuna, seigneurs ancestraux des terres lacustres de Shiga, et je fus baptisé ‘Saniiro’.

Une fois de plus il ne prit conscience qu’après coup de sa froideur lorsqu’il lui avait parlé. Il se fustigeait d’être si mal habile avec les gens, même lorsqu’il s’y intéressait. Le pli des convenances était décidément bien marqué chez lui. Il voulut alors faire passer cette mauvaise impression par une remarque détachée et sans arrière pensées :

- Saori dites-vous ? C’est ravissant, et vous l’accompagnez avec quoi généralement ?

Il se força à sourire, non qu’il n’en avait pas envie, mais il était également gêné de risquer de paraitre familier. Il n’y avait par contre (pour une fois) aucune curiosité dans cette question sommes toutes anodines (en d’autres circonstances…) et il n'avait détecté aucun indice dans le ton ou l'attitude de Saori, une fois encore : il ne supposait même pas qu'un mensonge puisse sortir de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Dim 6 Avr - 3:03

Saori qui venait de se présenter très succinctement mais néanmoins chaleureusement attendit que son protégé fasse de même. Bien sûr ce n’était qu’une formalité puisqu’elle connaissait son nom et son prénom. Par contre elle ignorait le reste, c’était à elle de le découvrir. C’était sans doute mieux elle ne risquerait pas de se trahir ainsi même si avoir quelques indications aurait pu lui faciliter la tâche pour « amadouer » le jeune homme et l’approcher régulièrement.

Il s’excusa de ne pas s’être présenté à elle avant. Toujours cette éducation, est ce que Saniiro laissait parfois cet air guindé de côté ? Il lui donna donc son nom ainsi que son titre à rallonge qui avait dû en impressionner plus d’un et plus d’une sans doute. On ne devait pas rigoler tous les jours chez les « seigneurs ancestraux des terres je ne sais plus quoi ». Quel besoin avait il eu de lui balancer un titre si pompeux ? Il devait bien voir qu’elle n’était qu’une humble fille d’ouvrier. Enfin l’était elle ? Ah cette fichue mémoire ! Bon elle ne se rappelait plus de qui elle était mais elle était quelqu’un de simple et de naturel ça elle pouvait l’assurer. Le souci c’est qu’il insista pour avoir son nom. Voyons, de quoi accompagnait elle son prénom ? Elle ne pouvait décemment pas lui mentir, ni même lui dire la vérité. Allez un petit tour de passe-passe accompagné d’un sourire devrait faire l’affaire.


« Pas d’un mademoiselle en tout cas. Saori suffira. Mais vous ne m’avez pas répondu, vous venez visiter un proche ? »

Et toc charmant sourire plus nouvelle question histoire de détourner l’attention. Espérons que notre noble seigneurie s’en contentera. C’est là que l’ange novice aperçut un petit enfant au crâne chauve qui se déplaçait en traînant avec difficulté une de ces perfusions à roulettes 2 fois plus grande que lui. Il semblait s’être empêtré avec le fil. Elle alla vers lui tout naturellement, plantant là son protégé, oubliant sa propre mission.

« Bonjour je m’appelle Saori. Je suis spécialiste en démêlage de perfusion, tu veux que je t’aide ? »

Elle lui parla d’une voix douce, un sourire affectueux dessiné sur les lèvres. Le petit garçon semblait un peu intimidé mais hocha la tête, alors elle dépêtra le fil qui administrait les médicaments si précieux. Elle raccompagna le malade jusqu’à sa chambre et fit quelques commentaires sur le dernier jeu vidéo à la mode de voiture posé sur le lit. L’enfant se détendit en lui indiquant fièrement son score et la laissa même l’aider à le remettre au lit. Saori serait bien restée à discuter avec lui mais il y avait Saniiro. Mince son protégé ! Elle l’avait oublié ! Espérons qu’il ne ce soit pas carapater ! Elle se retourna précipitamment pour le chercher.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Dim 6 Avr - 12:19

Saniiro ne se laissait pas d’étudier ce visage angélique, en fait il le contemplait plus qu’autre chose laissant de coté ses questionnements habituels. Cependant elles commençaient à venir petit à petit dans son esprit : qui était-elle ? D’où venait-elle ? que faisait-elle ? Rien de plus normal, mais pour l’instant sa réserve les retenaient. De toute façon elle avait un sourire si séduisant qu’il ne pouvait se concentrer sur autre chose. Elle lui reposa la question de tout à l’heure sur la raison de sa propre venue ici et Saniiro laissa planer un blanc le temps de trouver une réponse adéquat. Il avait de bonnes motivation, en particulier aujourd’hui pour venir voir les enfants de cet hôpital, mais il ne les avait pas encore révélée à qui ce soit. D’abord pour ne pas être prit pour un fou, et en second lieu car il aurait certainement été refoulé sur le champ. Or bien que la jeune demoiselle lui inspirait confiance, il se garderait bien de dévoiler ses cartes aussi rapidement. Il n’eut pas besoin de trouver un subterfuge car un petit bonhomme à roulette vint le sauver. Sani fut attendrit par la façon dont Saori s’occupa de l’enfant. Cela ne faisait que confirmer ce qu’il pensait elle : elle était à la fois douce et charitable. Il les suivit dans la chambre, curieux de voir comment elle s’en sortirait avec lui. Car pour être déjà venu à plusieurs reprises, Saniiro avait déjà pu observer ce bambin. Il n’avait pas retenu son prénom, et il savait qu’il était ici pour le traitement d’une maladie bénigne, rien qui n’intéressait ses affaires donc. Mais il avait pu constater que c’était un diablotin monté sur ressorts qui ne pouvait rester en place deux minutes. A son grand étonnement il se laissa pourtant diriger sans élever la moindre objection.

*Elle se débrouille très bien avec les enfants, je pourrais peut être lui demander de m’aider si elle revient souvent… Le problème sera de la convaincre de rester avec moi, sans lui révéler mes motivations… hum…*

Saniiro comptabiliser les possibilités de se faire accepter par elle, il aurait pu tenter de la charmer, mais cela aurait été trop rapide, et puis elle ne semblait pas nécessairement sensible à ce genre d’avances. Il aurait pu lui sortir un mensonge gros comme une maison pour dissimuler la vérité loin en dessous, mais tôt ou tard il se ferait démasquer. Il choisit donc de rester évasif autant que possible, et de tenter sa chance sur le champ. Il regarda la porte encore entre ouverte.

*Chambre 314. Asaki est dans la 321, mais à cette heure il doit être en consultation… Tiens c’est surement pour ca que l’infirmière en chef n’est pas là, elle a dut l’accompagner. Et les autres doivent en profiter pour faire une pause dans son dos… Bon cela devrait me permettre de passer inaperçu. Voyons voir…*

Il défit un bouton de sa veste pour glisser sa main à l’intérieur et en sortit un petit calepin recouvert de cuir sur lequel on pouvait lire S.E. en lettres dorées. Il en défit l’attache et le parcourut rapidement. Il murmura alors pour lui-même en consultant ses notes :


- Misaki Fubu, 7 ans, a été retrouvée auprès du corps décapité de son père sur l’avenue Yamato […] Hospitalisé à Kimyoo […] renseignements pris : chambre 315, parle de démon et rêve d’être ailés. Voilà c’est donc la chambre voisine, parfait… Excusez m… Ho ! *Paf !*

Relevant la tête pour s’adresser à Saori alors que celle-ci se retournait vivement, qu’elle ne fit pas attention au fait qu’il se trouvait juste derrière elle et leurs têtes se cognèrent. Saniiro fronça les sourcils en se frottant le front, et en profita pour lui dire d’un ton détaché :

- Oulla c’est le coup de foudre vous croyez ? Héhé… Dites moi, vous vous entendez bien avec les enfants, j’aurais un service à vous demander si vous voulez bien m’accompagner dans la chambre à coté.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Lun 7 Avr - 3:27

Saori se relevant et retournant pour chercher son protégé heurta un peu violemment il faut le dire la tête de celui-ci. Aussitôt une douleur lancinante s’éveilla sur le haut de sa tête. Eh oui un ange ressens de la douleur, à moins que ce soit psychologique, un genre de réminiscence de la souffrance qu’on a éprouvé pendant toutes les années de son existence humaine. Elle était ange depuis trop peu de temps pour le savoir et on ne le lui avait pas appris comme tant d’autres choses d’ailleurs. Sans doute Dieu dans sa toute puissance avait voulu garder ses êtres ailés ainsi pour qu’ils soient proches des humains et les comprennent.

Elle se frotta doucement comme pour apaiser la douleur et réalisa qu’elle était un peu trop près du jeune homme. Un léger trouble l’envahit et elle recula un peu. Au moins elle n’aurait pas à le chercher dans tout l’hôpital. Il fit une allusion sur le coup de foudre qu’elle ne saisit pas bien puis sollicita son aide pour un enfant de la chambre voisine. Saori se demanda ce qu’il pouvait bien lui vouloir, il ne mentionna pas le fait qu’ils étaient de la même famille. On aurait plutôt dit à la tournure de sa phrase qu’il s’agissait d’un inconnu. Enfin, il ne pouvait être animé de mauvaises intentions sinon on ne lui aurait pas octroyé un ange. Elle décida donc de le suivre pour en savoir plus. D’ailleurs cela lui permettait de rester auprès de lui sans avoir à trouver elle-même un prétexte.


« Bien sûr, si je peux vous être utile. »

Elle sourit et adressa un petit signe de la main au petit garçon avant de se rendre dans la chambre d’à côté, la 315. La porte était entrouverte, elle toqua et la poussa doucement. Une petite fille était assise sur son lit. L’ange novice fut tout de suite saisie par la tristesse qu’exprimait son visage, mélangé à un peu de peur. Alors qu’elle ne s’y attendait pas elle se prit une vague de souffrance en plein cœur. Elle vacilla un peu en arrière, s’agrippant à la porte. Elle essaya de reprendre le pas sur ses émotions, refermant sa fenêtre intérieure. Deux mots résonnaient dans sa tête « papa » et « princesse ». Elle ne savait pas exactement ce que cela signifiait mais ils avaient leur importance. Elle s’approcha de la petite et se pencha pour être à sa hauteur. Elle lui sourit avant de s’adresser à elle de sa voix douce.

« Bonjour moi c’est Saori. »

La petite resta sans réaction, comme plongée dans un profond mutisme.

« Et toi princesse quel est ton prénom ? »

La petite tiqua au mot « princesse » et posa son regard douloureusement triste sur elle mais sans toutefois prononcer un mot. C’était déjà un début. L’ange remarqua la poupée aux boucles blondes qu’elle serrait fort contre elle.

« Tu en as une jolie poupée. Je crois que je n’en ai jamais vu de si belle. Elle a l’air gentille. Est-ce qu’elle est sage ? »

L’enfant fit un signe de tête pour dire que oui. Saori fut prise d’un irrépressible élan d’affection pour cette petite. Elle caressa tendrement ses cheveux noirs avant de se retourner vers son protégé.

« Lui c’est Saniiro, mon ami. *elle se pencha et murmura à l’oreille de la petite* Mais il n’y connaît rien en poupée. »
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Mer 9 Avr - 12:51

Devançant Saori, Saniiro ouvrit la porte de la chambre voisine pour la faire entrer. Il jeta un coup d’œil rapide constatant qu’une petite fille se trouvait bien là et qu’il ne l’avait pas encore rencontrée. De plus à son air triste il ne faisait aucun doutes qu’il s’agissisait de la petite Misaki. Il se tourna alors vers Saori pour lui expliquer ce qu’il en était, mais la jeune femme avait les yeux rivés sur la gamine et son visage changeait du tout au tout. Elle avait quitté l’autre chambre avec le sourire, mais de se retrouver face à cette enfant semblait lui avoir fait perdre sa bonne humeur. Elle se retint à la porte comme si le sol se dérobait sous ses jambes. Saniiro se demanda si elles se connaissaient, et s’apprêtait à lui demander en lui portant assistance, lorsqu’elle avança vers le lit pour aller se présenter à la petite.

C’était exactement ce qu’espérait Saniiro, il lui fallait faire parler cette enfant, et il se doutait bien qu’elle y arriverai mieux que lui, mais cependant son attitude lui paraissait étrange. Cela faisait deux fois qu’elle aidait spontanément du mieux qu’elle pouvait, ces enfants qu’elle ne connaissait pas, sans compter qu’elle était venue aussi le renseigner lui-même. Ce qui encore une fois n’aurait pas éveillé la curiosité de Saniiro, vu la situation des malades ici, si elle n’avait fait cela avec tant de prévenance et de douceur… Et de réussite aussi. Misaki réagit favorable aux dires de Saori qui joua habillement son approche en lui faisant partager sa sympathie pour sa poupée. Cette fille l’épatait dans tout ce qu’elle faisait. Il sourit tendrement à son tour pour rassurer la petite et sans trop savoir pourquoi, il copia Saori en insistant sur le mot « princesse ».

« Coucou princesse. Je viens vérifier tes médicaments, je peux ? »

Disant cela il montra du doigt sa table de chevet, et la petite ne réagissant pas vraiment, il laissa Saori s’en occuper pour aller fouiller le tiroir. Il vit quelques plaques de comprimés, mais ce qu’il espérait trouver était en dessous. De fait, il y avait quelques coloriages. Il le étudia un à un, mais les traits étaient incertains, on distinguait mal si on avait affaire à un croquis d’animal de plante ou de personne. Par contre les couleurs choisies étaient toujours du rouge, du jaune et du orange, et sur certains on pouvait deviner des flammes. Saniiro vérifia la coupure du journal qu’il avait gardé dans son calepin, mais il n’y avait aucunes allusion à un feu dans l’incident ayant provoqué la mort de son père. Il en mit un au hasard dans sa poche, discrètement et un peu dépité, il se retourna vers les deux comparses qui marmonnaient dans son dos. Il vit du coin de l’œil quelque chose dépasser de dessous l’oreiller : une feuille de papier. Intrigué il s’approcha :

« Ho, tu n’as pas fait ton lit ? Bon, ce n’est pas grave je vais m’en occuper. »

Il penchait la tête sur le coté en regardant l’enfant qui fit un demi sourire, comme pour le remercier… ou peut être qu’elle rit à une blague de Saori qui avait un air malicieux à cet instant. En bon journaliste, il continua donc son enquête avec l’excitation de tomber sur un scoop… Il souleva l’oreiller et regarda discrètement le dessin qui y était dissimulé. Il retrouva les mêmes tons et la prédominance du rouge dans le choix des crayons. Mais au milieu de ce qui aurait pu être des flammes se trouvait un grand trait noir bifurquant en trois parties vers le haut. Il étudiait cette chose noirâtre depuis 2-3 secondes lorsqu’il vit ce qu’il y avait aux pieds de ce bonhomme : un corps, bien mieux dessiné, au quel devinait facilement qu’il manquait la tête posée à coté dans une expression de tristesse et avec des petites larmes. Celles de Saniiro ne furent pas loin de couler alors qu’il pensait au traumatisme qu’elle avait dut subir. Il prit son calepin pour reproduire rapidement le dessin et se remit à arranger le lit, vérifiant au passage qu’il n’y avait rien au dessous. Arrivant du coté de la petite fille il lui demanda gentiment à Saori et la petite de se pousser :

« Vous pourriez aller dessiner un peu pendant que je termine de faire le lit, d’accord ? »
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Jeu 10 Avr - 11:29

La petite semblait lui accorder petit à petit sa confiance. Elle refusait toujours de parler mais au moins elle lui répondait par ses sourires et Saori lisait le reste dans ses yeux. Ils étaient encore pleins de tristesse et d’ombres mais au moins son visage s’éclairait un peu. Pendant ce temps Saniiro évoluait dans la chambre, elle se demandait vaguement ce qu’il pouvait fabriquer. Il ne faisait pas partie du personnel soignant ça c’était sûr. Mais bon, il ne pouvait rien faire de mal n’est ce pas ? Et cela lui laissait le loisir de changer un peu les idées de la petite malade. La jeune ange continua sur le sujet de la poupée, complimentant sa robe puis sa longue chevelure blonde.

C’est là que son protégé les vira gentiment du lit prétextant de le refaire et les envoya dessiner. Soit, elles se dirigèrent toutes les 2 vers la petite table à roulettes sur laquelle étaient déjà éparpillées feuilles et crayons feutres. La malade s’assit dans le fauteuil tandis que la jeune femme resta debout. Chacun prit une feuille et un crayon, la petite en prit un rouge tandis que Saori optait pour le noir. Elle dessina la poupée tandis que sa voisine gribouillait des ombres plutôt menaçantes. L’ange plissa légèrement le front en la voyant s’affairer avec tant d’énergie sur le papier. Cette petite avait visiblement des choses à dire, des choses si graves que sa petite bouche d’enfant n’osait pas les dire et s’interdisait dorénavant de prononcer un mot. Elle tendit le bras pour caresser avec douceur la joue rose de ce visage qui aurait dû exprimer l’innocence, la joie de vivre. Elle termina rapidement l’esquisse de son dessin, elle n’était pas si mauvaise après tout, on reconnaissait bien la poupée. Elle tendit la feuille à la princesse qui visiblement la trouva à son goût à en croire par le nouveau sourire qu’elle lui adressait.

Saori entendit la porte s’ouvrir et une femme d’âge moyen et à la mine pas commode du tout, entra. Elle portait l’ensemble blanc des infirmières et regarda d’un œil pas très ravi les 2 étrangers. Elle se dirigea donc vers elle pour prendre les devants.


« Bonjour, je suis Saori, je suis la nouvelle bénévole, c’est Mme Kimiro qui m’envoie.

-Ah ! Comme toujours on ne nous prévient jamais ! Et lui là il est avec vous ?

-Oui bien sûr, il est nouveau alors je lui montre comment cela se passe. Nous aurions dû venir nous présenter à votre bureau mais j’ai croisé cette petite alors j’ai préféré la raccompagner dans sa chambre. Et nous avons eu envie de dessiner. »

Elle lui lança son sourire chaleureux. L’infirmière la regarda, puis son protégé et enfin la petite. Ne voyant rien à redire elle repartit aussi brusquement qu’elle était arrivée. Saori respira un peu puis songea qu’elle avait menti devant son protégé. Comment allait il réagir ? En même temps elle doutait qu’il ait une raison justifiée d’être là, qui aurait convenu à l’infirmière. Elle regarda donc le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Sam 12 Avr - 4:30

Saniiro termina de faire le lit rapidement sans rien trouver de dissimulé. Il savait que son attitude paraitrait étrange à la jeune bénévole qui l’accompagnait, mais elle restait discrète sans lever la moindre question. En y réfléchissant, Saniiro trouva étrange qu’elle ne lui ai pas demandé les raisons exactes de sa présence ici, cette fille était elle vraiment ce qu’elle disait ? Saniiro savait bien que les bénévoles comme tout le personnel hospitalier d’ailleurs, portaient un badge attestant de leur identité. Lui-même avait d’ailleurs tenté de s’en procurer un pour faciliter l’accès à ses recherches sur les enfants, en vain. Il fut prit d’un angoisse tout à coup : c’est vrai qu’elle était merveilleuse avec les enfants, qu’il suffisait de la regarder pour être convaincu de son innocence et Saniiro s’avouait même qu’elle était loin de le laisser indifférent : il ressentait comme un frisson à chaque fois qu’elle levait ses yeux vers lui. Mais que faisait-elle ici si elle n’était pas bénévole ? Représentait-elle un danger ? Certainement pas pour les enfants, mais… quoique peut être même qu’elle voulait en kidnapper un. Il abusait de la situation dans cet hôpital relativement mal tenu, mais il savait que ses intentions étaient pures, alors que la concernant il ne savait rien. Il était peut être entrain de se rendre le complice d’un acte dramatique à venir. Ou alors c’était juste que Saniiro regardait probablement trop les journaux télévisés depuis qu’il se retrouvait seul dans son petit appartement… Quoiqu’il en soit le doute était là, et il ne pouvait décemment pas l’ignorer. Il allait poser une question directe lorsque l’infirmière fit son entrée surprise dans la chambre. Saori était sauvé par le gong, par contre lui risqué de se faire expulsé. Il retira bien vite ses mains du lit et afficha le plus neutre des sourires.

- Bonjour madame, dit il en inclinant respectueusement la tête.

Ces simples mots avaient quelque chose de flatteurs car vu la mine patibulaire de la soignante, il semblait irréaliste qu’elle ai trouvé à se marier. Il s’apprêtait à expliquer le fait qu’il se trouvait là, ce n’était pas la première fois, et son arrangement avec l’ancienne infirmière lui permettait d’aller et venir à sa guise, bien que cela n’avait rien d’officiel. En fait dans son dos, il tentait de se faire passer pour son petit ami aux yeux des autres afin de justifier à leurs yeux sa présence en ses murs. Mais à sa plus grande surprise Saori prit sa défense sur le champ, inventant un mensonge avec une assurance remarquable. La femme ressortit sans mot dire. Saori le fixait maintenant, sa tête dénotait avec son ton, elle paraissait bien moins sur d’elle maintenant. Saniiro se marcha lentement, laissant planer un silence gênant le temps de repenser à tout cela et alla fermer la porte sur eux. Il porta un regard à la petite qui dessinait avec application, la tête penchée sur sa feuille de papier. Puis il se tourna à nouveau vers elle, se rapprochant suffisamment pour lui parler tout doucement et n'être entendus que d'eux seuls.

- Je vous remercie d’avoir prit ma défense. Je ne sais pas ce qui vous a poussé à le faire, mais j’apprécie le geste. Mais dites moi, pourquoi pensez vous que je n’ai rien à faire ici ?


Elle était vraiment unique pensait-il, elle prenait systématique soin des autres. Etait-ce volontaire ? Calculé ? Instinctif ? Cette fille lui cachait quelque chose et devait un mystère à ses yeux. Le problème avec Saniiro c’est que les énigmes ne lui résistent pas longtemps, il finit toujours par les dévoiler à force d’acharnement… Ou se tuait à la tache.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Lun 14 Avr - 5:28

Après le départ de l’infirmière, Saori regarda son protégé. Elle sentait qu’elle allait avoir à se justifier mais que pouvait elle lui dire ? « Salut je suis l’ange chargé de veiller sur toi ? » Il allait lui rire au nez à coup sûr. Et cela entraînerait bien d’autres interrogations auxquelles elle n’avait pas de réponses. Il alla lentement fermer la porte avant de s’approcher si près d’elle qu’il devait entendre les battements de son cœur un peu trop rapide, du moins c’est ce qu’elle s’imaginait. Elle n’aimait pas avoir à mentir. D’abord il la remercia de l’avoir couvert puis lui demanda ce qui pouvait lui faire croire qu’il n’avait pas de motif justifiant de sa présence.

« Oh je suis sûre que vous avez une très bonne raison d’être ici mais je ne crois pas qu’elle aurait plu à cette infirmière. »

Elle lui sourit d’un air complice. C’est vrai après tout que savait elle de sa présence ici ? Rien… Mais elle avait bien remarqué son comportement étrange dans la chambre et son intérêt pour cette petite était tout sauf médical. Notre ange n’est pas curieux c’est sans doute pour cela qu’elle ne chercha pas à en savoir plus, ou tout simplement parce qu’elle avait elle-même un secret à garder.

« Mais ne vous méprenez pas si j’avais ne serait ce que l’infime impression que vous allez faire du mal à un de ces enfants je donnerais aussitôt l’alerte. Je ne crois pas que ce soit le cas. Disons que je garde un œil sur vous. »

En voilà une bonne raison pour le surveiller ! Là elle s’épatait elle-même. Et puis elle ne mentait pas en plus, elle devait veiller sur lui, le bien être des enfants c’était un plus. Reste à savoir ce qu’il allait en penser. Enfin elle n’avait pas l’intention de lui en donner l’occasion. Elle reporta donc intentionnellement son attention sur la princesse qui coloriait à présent le dessin qu’elle avait fait de sa poupée.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Mer 16 Avr - 12:46

Les expressions de Saori furent difficiles à comprendre par Saniiro, elle était clairement moins à son aise qu’avant, elle avait quelques signes de stress alors que sa voix n’en laissait rien paraitre. Et puis elle lui sourît ce qui suffit à évacuer de la tête de Sani la possibilité qu’elle soit une intrigante. Pour autant le voile de mystère entourant la jeune fille s’épaississait. Mais il passa outre car après tout, elle avait bien raison, si il avait dut je justifier lui-même il n’aurait peut être pas fait mieux, son alibis étant maigre. Encore une fois il aurait du hésiter avant de prononcer cela, mais cette fille semblait le pousser à la sincérité et il lui avoua donc à demi qu’il lui en était reconnaissant.

- Je ne vais pas jouer les offusqués en disant que vous tirez des conclusions hâtives, ce serait de mauvaise fois. Il est vrai que j’évite de trop me faire remarquer, bien que je n’ai effectivement aucune mauvaise intention envers ces enfants.

Il répondit à son sourire, glissant les mains dans ses poches pour rechercher son petit calepin. Il ne se connaissait pas l’un l’autre et tout ce qu’ils savaient c’était qu’ils n’avaient rien à faire ici, donc la moindre des choses était de la rassurer. Ceci étant fait, Sani se dit qu’il ne serait peut être plus seuls longtemps et il avait une enquête à poursuivre. Il s’adressa alors à Sani avec tout la gentillesse possible dans son ton, non sans sa retenue certaine instinctive.

- Vous pouvez me garder à l’œil tant vous voulez, mais je voudrais que vous m’aidiez. Que vous 'nous' aidiez en fait. D'autant que nous n’avons peut être plus beaucoup de temps.

Il se rapprocha d’elle, si prés qu’ils purent sentir leurs parfums respectifs, ce que retint une fois encore Sani, avant de se reconcentrer sur le but de sa manœuvre. Il glissa une main dans les cheveux de Saori, non sans un peu d’appréhension, et dégageât son oreille, puis se pencha pour lui murmurer quelquechose. Ce geste n’était pas indispensable à vrai dire, mais il avait voulut le faire, poussé par l’envie de se rapprocher d’elle, au moins autant que pour ne pas être entendu de la petite fille qui jetait des coups d’œil vers eux, entre deux coups de crayon.

- Cette enfant à vu son père mourir sous ses yeux, c’est la raison de sa présence ici. On a prétendu que c’était un animal qui avait fait ca, mais ca ne correspond pas à l’état du corps de son père lorsqu’on l’a retrouvé. Je vous passe les détails. Mais je pense qu’il a été assassiné et si c’est le cas cette enfant l’a forcément vu. Je voudrais la faire parler, réussir à lui tirer une description de l’individu… Pour rendre justice et… qu’elle puisse passer à autre chose.

Il avait été un peu hésitant sur ses derniers mots, ne voulant pas trop en dévoiler sur ses motivations profondes, de peur de paraitre tel un illuminé. Il ne connaissait que trop bien cette sensation. Il se redressa simplement et retint sa respiration en attendant sa réponse, guettant une lueur de compréhension dans ses yeux alors qu'il mettait tous ses espoirs en elle à cet instant. Elle pourrait certainement l’aider et en plus... cela lui permettrait de rester avec elle.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Ven 18 Avr - 5:12

Heureusement Saniiro n’insista pas et ne posa pas d’autres questions qui auraient pu être embarrassantes. Il lui confirma qu’il n’avait aucune mauvaise intention à l’égard des enfants et soudain se rapprocha encore plus d’elle. Cette proximité la mit mal à l’aise d’autant qu’il se permit de déplacer une mèche de ses cheveux et de lui parler à l’oreille. Il était tout de même étrange, par certaines attitudes il se montrait distant en semblant rappeler qu’ils n’étaient sans doute pas du même monde, et la minute d’après il se permettait d’avoir des gestes à la limite de la familiarité. Elle faillit le remettre bien gentiment à sa place mais en même temps elle devait gagner sa sympathie.

Elle le laissa donc lui confier son secret, docilement au creux de l’oreille, frissonnant légèrement en sentant son souffle dans son cou. Son sang se glaça quand il lui raconta ce qu’avait vécu cette pauvre petite. Elle reporta son regard sur elle. Cela expliquait la tristesse et la douleur qu’on pouvait lire dans ses yeux et sur son visage. Voilà pourquoi elle avait tout de suite visualisé le mot « père », c’était donc lui que cette enfant pleurait ainsi et c’était cette scène horrible qu’elle taisait au fond d’elle-même. La faire parler et raconter cela ne serait pas chose facile et cela prendrait bien du temps. Il ne fallait surtout pas la brusquer. D’ailleurs pourquoi cela intéressait tant son protégé ? Il semblait trop jeune pour faire partie de la police et puis si cela avait été le cas il aurait eu un motif tout trouver pour l’interroger et ne serait pas obligé de cacher la raison de sa présence.

Saori regarda la petite, encore toute bouleversée à l’idée de ce qu’elle avait vécu. Soudain elle pensa à un moyen de sonder son âme et d’ainsi peut être percevoir ce qui avait causé la mort de son père. Peut être que si elle laissait venir à elle les émotions de l’enfant elle saurait ce qui s’était passé. Mais faire cela devant Saniiro était dangereux et elle ne contrôlait pas assez bien ce pouvoir. En même temps si elle ne l’utilisait jamais elle n’apprendrait pas. Elle se tourna vers son protégé et le regarda intensément, elle était déjà concentrée sur ce qu’elle allait devoir faire.


« Ecoutez, elle est vraiment traumatisée et plongée dans un profond mutisme. Elle réagit un peu à mes stimulations mais je ne sais pas si j’arriverais à la faire parler et encore moins combien de temps cela pourrait prendre. En tout cas je ne pense pas y arriver en votre présence. Je dois encore gagner sa confiance. »
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Sam 19 Avr - 10:27

Elle venait de lui demander de sortir sans que Sani comprenne vraiment pourquoi. En quoi sa présence dérangeait elle à ce point ? La petite ne semblait pas intimidée par lui pourtant. Qu’est ce que Saori avait bien pu détecter pour juger que l’enfant ne lui parlerai pas si lui-même était là ? Saniiro se demandait aussi si il pouvait vraiment lui faire confiance, au moins autant si il pouvait se permettre d’être méfiant envers cette inconnue qui ne lui avait parue que bienveillante. Il aurait aimé lui dire qu’il comptait bien rester avec elle par sécurité pour l’enfant, mais au fond de lui il sentait que ca sonnait faux. Il était sur en revanche que les laisser seule serait prendre le risque de perdre une information cruciale, que probablement la jeune femme ne saurait pas reconnaitre à sa juste valeur, et prendrais pour illusoire. Saniiro cherchait depuis des semaines une justification à sa thèse sur l’existence d’être surnaturels, mais il n’osait trop y penser comme si il avait peur de se tromper. En d’autres circonstances il aurait farouchement repoussé ce genre d’idées farfelues, mais un évènement avait éveillé sa curiosité. Le problème était que si cette jeune femme avait les même opinons que lui, à l’époque, sur le sujet, elle passerait à coté de l’indice clef !

Il hésitait tant et si bien qu’il laissa croisa les bras devant lui pour se concentrer d’avantage. Il sentit alors dans sa poche une petite bosse faite par un petit objet rectangulaire. Voilà, c’était solution : son dictaphone ! Si jamais elle arrivait à la faire parler il pourrait ainsi ne rien manquer de leurs échanges.


- J’accepte vos conditions comme vous avez accepté de m’aider, bien que je ne comprenne pas pourquoi vous voulez spécialement que je me retire.

Il haussa les épaules.


- Mais soit je ferais comme vous le sentez. Par contre je vous saurais grés de bien vouloir enregistrer votre conversation au cas où un élément vous échapperai, et surtout de me montrer tout dessin qu’elle pourrait faire, même le plus ridicule qui soit. Si cela vous va, je vais vous attendre prés de la machine à café dans le couloir à droite. D'accord ?


Il coinça son petit carnet sous son bras pour user de sa main pour attraper le magnétophone de poche. Il présenta l’objet à Saniro avec un sourire légèrement plus que cordial. Il était toujours perturbé par son regard si doux et affectueux, même en cet instant où ils parlaient d’une chose grave. En fait ce petit interlude serait bien profitable à Saniiro qui comptait faire un petit tour dans l’hôpital et surtout faire un tri dans ses sentiments aussi étranges qu’enivrants depuis qu’il avait croisé cette fille peu banale.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Dim 20 Avr - 4:11

Lorsqu’elle lui demanda de la laisser seule avec l’enfant, l’ange vit de suite que Saniiro n’était pas d’accord. Il resta un moment silencieux, comme livré à un combat intérieur pour savoir s’il pouvait ou non accéder à sa requête. Elle sentait que le vent tournait en sa défaveur mais contre toute attente il accepta. Il insista juste sur le fait qu’il fallait qu’il n’ignore aucun détail même insignifiant de ce qu’elle apprendrait et notamment ses dessins. Mais ce qui lui posa problème c’est qu’il insista pour qu’elle enregistre leur conversation. Il lui tendit un petit magnétophone avant de sortir de la pièce, indiquant qu’il l’attendrait près de la machine à café.

Comment faire ? Bien sûr il entendrait vite que la petite ne parlerait pas. Saori comptait utiliser son pouvoir d’hypersensibilité pour ressentir les choses sans avoir à les faire revivre à cette petite. Puis un détail lui revint à l’oreille : le dessin. Il avait insisté pour voir ses dessins. Elle n’avait qu’à faire semblant de lui poser des questions qui resteraient sans réponse, ensuite elle sonderait ses souvenirs ou du moins essaierait avant de gribouiller elle-même ce qu’elle aurait vu. Elle aperçut alors un objet qui lui serait fort utile. Elle se dirigea vers la table de chevet où reposait un lecteur mp3 portable avec ses oreillettes. Elle n’eut pas de mal à décider la petite d’écouter la musique qu’elle fit exprès de mettre fort avant de lancer le magnétophone.

De sa voix douce elle entama une série de questions qu’elle savait déjà sans réponses et pour cause.


« Alors princesse tu veux bien qu’on parle toutes les 2 ? »
… Silence…
« Ta poupée m’a raconté que quelqu’un avait voulu vous faire du mal. »
…Nouveau silence…
« Tu veux bien me raconter ? »

Et là elle se concentra sur l’enfant non sans quelques appréhensions. Elle essaya d’ouvrir cette petite porte qui ouvrait sur les sensations venant des autres mais rien ne se produisit. Elle resta immobile, fermant les yeux plus forts… Rien… Elle poussa un long soupir, se maudissant intérieurement d’être un si piètre ange et là :


Elle vit le visage de cet être. Il lui faisait peur. Elle resserra la main de son père dans la sienne, avec lui elle ne risquait rien. Ils tournèrent dans une petite ruelle un peu sombre, l’homme aux yeux rouges était encore là. Elle vit un sourire mauvais se dessiner sur ses lèvres alors qu’il disparaissait et réapparaissait juste devant eux. Là aucun mot ne pouvait décrire le spectacle auquel elle assistait. Une telle violence, une telle haine… tout ce sang ! Le corps de son père sur le sol à côté d’elle et l’homme-bête qui se tournait vers elle. Il était aussi rouge que le sang sur le sol, comme les démons qu’on voit parfois à la télé. Elle voulait crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il allait poser son horrible main avec ses…ses griffes. Oui on aurait dit des griffes. Là sortant de nulle part un autre être apparut. Elle l’avait vu souvent au coin d’une rue, dans la cour de l’école et même à la fenêtre de sa chambre. Elle avait confiance en lui c’était un gentil, un… un ange ? Il s’attaqua au méchant lui criant à elle de s’enfuir mais ses petites jambes refusaient de la porter désormais.

La vision se troubla, elle se retrouva sur le sol assise, cramponnée à la couverture du lit. Les petits yeux inquiets de la fillette la regardaient. Avait elle crié ? Non elle ne pensait pas. Elle se sentait si faible et si …mal, terriblement mal. Tant de violence, tant de souffrance, tant de mal. Des larmes lui vinrent aux yeux, elle les chassa vite d’ »un revers de main. Il ne fallait pas inquiéter la petite et puis le magnétophone !
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Dim 20 Avr - 9:13

Saniiro venait de refermer la porte sur une énigme qu’il espérait bientôt pouvoir résoudre. Il se retrouvait dans un couloir d’un blanc immaculé où tout semblait aseptisé. Il ressentit le contraste avec les émotions diverses qui grouillaient dans la chambre d’où il sortait à l’instant. Il fit quelques pas vers la salle de la machine à café lorsqu’il entendit la voix de Saori s’élever à l’intérieur. Les portes étaient épaisses et il ne saisissait pas ses mots, mais apparemment la petite fille ne répondrait rien, pour le moment. Il hésita une seconde, il est vrai, à rester l’oreille collée contre la porte, mais cela aurait été mal honnête et puis il avait déjà une oreille électronique à l’intérieur. Il reprit donc son petit calepin pour y retrouver le dessin qu’il avait replié dedans. Il l’examina dans tous les sens, mais il n’y avait rien à en tirer. Une forme noire, entourée de sortes de flammes démesurées, ou peut être autre chose… Il attendrait beaucoup de Saori.

Alors qu’il entrait dans la salle d’attente, il se remit à penser à cette fille étrange. Elle ne l’avait pas laissé indifférent, pourtant il ne savait s’il pouvait parler d’attirance… Indubitablement elle était jolie, probablement belle d’ailleurs. Ses cheveux bouclés, son petit minois, et ses grands yeux de biche tout cela ne pouvait pas le laisser indifférent, mais l’attraction qu’elle exerçait sur lui était toute particulière. C’est un peu comme si elle avait une aura bienveillante qui le pousserai à lui faire confiance. Il se sentait bien avec elle tout à l’heure et le ‘pire’ c’est qu’alors qu’il venait de choisir son café, pas trop sucré, il percevait comme un manque qu’il ne pouvait s’expliquer que par elle. Saniiro poussa un léger soupire en s’appuyant contre la machine à café. Le borborygme mécanique de l’engin raisonnait dans le silence ambiant dénotant qu’une manière étrange.


- ‘Etrange’ Murmura t-il…

Pourquoi ce mot lui revenait sans cesse ? Depuis qu’il s’était mit sur sa quête il avait frôlé des situations parfois incompréhensibles, mais la récurrence de cette impression se faisait de plus en plus pressente. Saniiro savait se fier à son instinct, c’était lui qui l’avait toujours poussé et c’était grâce à lui qu’il était devenu l’homme qu’il était aujourd’hui. Il tapota des doigts dans un signe de concentration, tout en hochant de la tête. Oui. Il devait ouvrir l’œil et le bon, il sentait que quelque chose pouvait se passer. Si cela devait être le cas, il serait prêt ! Il attendait déjà depuis trop longtemps.

« Bip », la préparation était finie, et le silence revenu.

Machinalement Saniiro prit le gobelet et porta le liquide à ses lèvres. Oui, étrange, il n’y avait pas d’autre mot : il aurait du penser à une jeune fille ravissante qu’il venait de rencontrer, et il se retrouvait à penser ses histoires fantastiques. A croire que lui-même devenait étrange. Il avala une gorgée de café.

- Pouah !

Il recracha brusquement le liquide dans le gobelet !

- Ha… Du café ! Je déteste ca, il faut que je me réveille moi.

Il jeta le tout dans une poubelle et constata avec dépit que sa poche était vide, qu’il n’avait plus de monnaie. Il alla se rincer la bouche dans les toilettes. Il passa devant la salle de garde, l’infirmière en chef était revenue et papotait avec les autres. Il se faufila discrètement sans être vu et retourna vers la chambre.


- Bien, je n’ai pas vraiment fait attention, mais cela fait quelques minutes déjà je pense, allons voir si elles ont finies.

Il entra dans la chambre. Quelle fut sa surprise de voir Saori assise sur le sol ! Que s’était-il passé ici ? Il jeta un coup d’œil à la petite fille qui regardait aussi la jeune femme d’un air relativement apeuré. Les cheveux de la gamine masquaient les écouteurs qu’elle avait toujours aux oreilles, mais c'était sur la jeune femme que Sani portait toute son attention. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? A vrai dire elle semblait tout autant surprise que lui, mais était-ce de l’avoir vu entré ? De se retrouver au sol ? Ou de ce qui avait pu se passer ? Quoiqu’il en soit Saniiro avait pensé tout ceci en un éclair avant de se précipiter vers elle pour l’aider à se relever.

- Mais que vous est-il arrivé ? Vous allez bien Saori ?

Il la prenait par la main et la tirait à lui pour qu’elle se redresse, cherchant une réponse dans ses regards fuyants.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Lun 21 Avr - 4:08

Saori essayait de reprendre le dessus après ce qu’elle venait de vivre. Mais comme tout va toujours de travers dans les pires moments son protégé entra et la trouva sur le sol. Il se précipita pour l’aider à se relever. Il lui prit la main et l’attira vers lui. L’ange essayait autant qu’elle pouvait d’éviter son regard perçant et inquisiteur. Elle se retrouva contre lui et manqua de retomber, ses jambes refusant toujours de la porter. Il fallait vraiment qu’elle se ressaisisse. Elle resta un instant agripper à lui comme quelqu’un qui manque de se noyer à sa bouée. Au prix d’un effort surhumain elle retrouva une partie de son calme et surtout de sa force. Elle avait mille choses en tête mais ne pouvait pas tout analyser de suite. Elle devait parer au plus urgent. Si Saniiro découvrait la supercherie elle perdrait sa confiance et là adieu les jolies ailes. Il fallait agir vite et l’envoyer hors de la chambre pour finir ce qu’elle avait à faire. Elle reprit appui sur ses jambes, elle tremblait encore un peu mais elle tenait debout et sans soutien c’était déjà ça. Elle adressa un maigre sourire au jeune homme pour essayer de le rassurer.

« Je suis désolée de vous avoir fait inquiéter. C’est juste que j’étais en retard ce matin et que je n’ai pas pris la peine de manger. J’ai fait un petit malaise, le manque de sucre… Vous voudriez bien avoir la gentillesse de me rapporter quelque chose du distributeur automatique s’il vous plait ? J’irais bien moi-même mais vous voyez je ne tiens presque pas debout.»

Elle se surprenait elle-même, une telle capacité à improviser, pour ne pas dire mentir. Enfin elle essayait de ne pas se culpabiliser en se disant que c’était pour la bonne cause. Elle devait protéger son identité autant que possible et se débrouiller pour rester proche de son protégé. Tout de même ce qu’elle avait vécu au travers du souvenir de la petite la troublait réellement. Cette enfant avait son propre ange et elle l’avait vu se battre contre un être démoniaque. Saori aurait elle un jour à se battre ainsi ? Elle espérait que non, elle répugnait à la violence. Toutefois elle savait au fond d’elle que si la situation lui arrivait elle sacrifierait elle aussi sa vie. Pauvre petite… Etre confrontée si jeune à de telles horreurs. Et si le démon s’en prenait de nouveau à elle ? Elle n’avait pas vu la suite du combat et ne savait qui l’avait emporté. C’était horrible d’imaginer vivre dans un monde ou de telles créatures pouvaient s’en prendre à des enfants innocents. Enfin c’était pour cela que les anges étaient envoyés sur terre pour contrer le mal. Qu’elle lourde mission.

*Saori ne te laisse pas encore submerger ce n’est pas le moment.*

Elle regarda intensément Saniiro en espérant qu’elle serait à la hauteur de la tâche qu’on lui avait confiée. Un pas après l’autre comme on dit, d’abord le faire sortir pour tout arranger, ensuite elle aviserait.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Mar 22 Avr - 13:28

Saniiro retint comme il put Saori qui chancelait sur ses frêles jambes. Elle était pourtant relativement athlétique et n’affichait aucun signes de fatigue, rien ne pouvait laisser penser à Sani qu’elle souffrait d’un mal ayant pu la mettre dans cet état. Elle avait tout de même le teint blême, comme si elle avait vu un fantôme. Vu la nature des recherches qu’il venait faire ici, le journaliste méfiant se demanda aussitôt si tout cela pouvait avoir un lien. Après tout cela faisait des mois qu’il se préparait à une révélation. Mais si cette jeune femme venait d’apprendre de but en blanc et de la bouche d’une enfant, qu’il y avait un peu plus sur cette terre que ce que le savoir commun laissait supposer, il était tout à fait concevable qu’elle ai put en être choquée. Il regarda la petite fille qui reprenait déjà ses crayons, et paraissait des plus paisibles comme si rien de grave ne s’était passé. Saniiro vit alors le magnétophone qui tournait toujours et il eut la soudaine envie pressante d’aller le prendre pour écouter ce qui s’était dit ici. Mais la main fébrile de Saori redemanda à cet instant son soutien et il s’empressa de la maintenir par l’épaule de peur qu’elle ne tombe… Il la sentait trembler. De peur ? De stress ? Elle lui expliqua alors qu’elle avait simplement eut un malaise. Ce serait donc de manque finalement… Quelque chose clochait, il voulait la croire mais ne pouvait se séparer de son scepticisme habituel envers les choses qu’il ne pouvait pas vérifier de ses propres yeux. Par politesse il ne l’interrogeât pas, il comptait de toute façon sur la cassette et remettait le reste à plus tard.

- Excusez moi de vous le dire mais vous n’êtes pas raisonnable, si vous êtes diabétique vous devriez garder toujours un petit quelque chose sur vous, et en tout les cas manger le matin ! Enfin ça ne me regarde pas, je vais vous chercher cela… Si vous avez de la monnaie, car je viens de gâcher mes dernières piécettes dans un café infect. Mais déjà asseyez vous, vous me faites peur.


Ce disant il la prit par le poignet et la fit s’asseoir sur le bord du lit.

- Ca va aller ?

*Shlack !*


Un petit bruit venait d’attirer l’attention de Saniiro… Derrière lui, un drôle de cliquetis venait de les interrompre alors qu’un bourdonnement venait au contraire de s’arrêter… C’était la bande de la cassette du magnétophone qui s’était déroulée en entier et venait donc de se stopper. Saniiro lâcha la main de Saori et alla ouvrir l’appareil. Il sortit la cassette… Fit un petit sourire à la fillette, puis retourna la cassette pour la remettre dans l’appareil. Il allait appuyer sur le bouton d’enregistrement, mais il n’en fit rien. Son doigt survola la touche, marquant par la son hésitation, ont pouvait lire sur son front qu’il tentait de se remémorer quelque chose… Et finalement il éjecta à nouveau la cassette, la mit dans sa poche interne d’où il en sortit une nouvelle qu’il remit dans l’enregistreur.

Saniiro venait de se souvenir qu’il avait déjà enregistré le témoignage d’un policier sur l’autre face de la première cassette et il ne voulait pas l’effacer. Voilà comment il se retrouva en possession de la bande son contenant le soi-disant entretient entre Mizaki et Saori. Il avait hâte de l’écouter mais n’avait pas d’autre lecteur sur lui, il devrait donc attendre. Et puis il devait surtout aller chercher rapidement du sucre pour la demoiselle en détresse. La petite le regardant, il lui sourit à nouveau et passa avec tendresse sa main sur sa petite tête, lissant ses cheveux de ses doigts…


- Vous avez un peu de monnaie alors, s’il vous plait ?
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Jeu 24 Avr - 3:26

Assise sur le bord du lit, Saori reprenait un peu de sa sérenité même si les images qu'elle avait vu tout comme de nombreuses interrogations la hantaient toujours. Visiblement son protégé avait cru la fausse raison de son malaise. Elle espérait ainsi pouvoir gagner de précieuses minutes pour oter les oreillettes qui diffusaient de la musique et coupait la petite avec ce qui se disait. Il lui avait fait la morale en insistant sur l'importance de prendre un bon petit déjeuner avant de lui demander de la monnaie pour la machine car il n'en avait plus. De la monnaie... Serait ce quelques piecettes qui allaient causer sa perte ?

Alors qu'elle cherchait une nouvelle issue de secours un petit cliquetis retentit. La cassette devait avoir terminée de dérouler dans le magnétophone. Cela occuperait Saniiro mais pas bien longtemps. Il trifouilla son précieux bien. De la monnaie? Elle n'avait pas de sac avec elle donc il ne restait qu'une chance: ses poches. Elle se pencha un peu en arrière pour glisser ses mains dans les deux seules poches que comprenait sa jupe en jean. Intérieurement elle pria pour y trouver les précieuses piècettes. Le bout de ses doigts côté droit frolèrent du métal. Elle se démena un peu plus sur le lit pour atteindre l'objet en question et en ressortit triomphante 3 petites choses pas une grosse fortune mais suffisament pour une barre chocolatée et surtout faire sortir le jeune homme de la pièce. Avait elle réussi à les faire aparaitre par la seule pensée ou cela faisait il partie de l'équipement réglementaire de l'ange novice?

Elle se retourna vers Saniiro, serrant précieusement la petite monnaie dans sa paume. Elle le vit penché sur la fillette, à lui caresser les cheveux. Alerte rouge! Allo les nuages on a un problème, appuyez vite sur la touche "ejecte" du commandant Saniiro de je ne sais plus trop quoi s'il vous plait, impact imminent! Oula, un petit ange en surchauffe! Bon garder son calme et attirer son attention loin de la petiote et ses écouteurs.


"Saniiro, j'ai trouvé un peu de monnaie. Je suis désolée de solliciter ainsi votre aide."

Allez gentil Saniiro prends les pièces et va gentiment vers le distributeur, je ne voudrais pas avoir à t'assomer. Voilà qu'elle devenait violente. Non bien sûr jamais elle n'aurait levé la main sur un innocent, déjà sur un démon elle ne savait même pas si elle en était capable alors. C'était juste un peu d'humour pour se tourner elle même en dérision. Un ange qui fait de l'humour, on aura tout vu. Enfin pour sa défense elle débute notre Saori, elle ne connait pas encore bien les règles.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Dim 27 Avr - 13:43

Saniiro glissa ses doigts dans les cheveux de la petite fille qui ne relevait pas la tête toute occupée à dessiner un beau gros soleil avec des lunettes noires. Saori l’interpela alors en lui faisant par du fait qu’elle venait de retrouver de la monnaie. Sani tendit alors la main pour attraper les piécettes mais accrocha au passage le fil de l’écouteur de la fillette. L’oreillette tomba révélant par là le stratagème de l’ange gardien !

*Dingoudoudoung !* (essayez d’imaginer ca comme un petit tintinnabulement mélodieux ^^)

Fut-ce l’intervention divine ? Fut-ce une manœuvre habile de Saori elle-même ? Ou simplement le fruit du hasard ? Toujours est-il que le téléphone portable de Saniiro sonna. Il était formellement interdit d’en avoir un d’allumé dans un hôpital à fortiori lorsque l’on voulait rester discret. Le stress troubla donc la vue du journaliste clandestin qui s’empressât d’éteindre l’appareil avant d’être rappelé à l’ordre par une infirmière et bouté hors de ces murs.

- Fichus appareils, cela sonne toujours lorsqu’il ne faut pas, ne trouvez vous pas ?


Il prit finalement la monnaie de la main de Saori, le frôlement de leur mains ne le laissa d’ailleurs pas indifférent. Il l’avait retenue tout à l’heure mais c’est un contact différent, motivé par l’urgence. Là il y avait eut un je-ne-sais-quoi de plus incertain, d’ailleurs Saniiro lut le trouble dans le regard de Saori. Il était bien loin de pouvoir s’imaginer la raison de cet émoi. Lui qui recherchait une preuve de l’existence d’êtres ‘supérieur’, n’aurait jamais songé qu’il en avait justement une sous les yeux. Il était un journaliste de talent, et un relativement bon enquêteur, mais son imagination avait des limites. Il conclu donc qu’elle devait ressentir quelque chose pour lui, peut-être était-ce tout simplement ce qu’il voulait croire d’ailleurs. Ce qui est sûr, c’est que c’est le cœur léger qu’il partit à nouveau vers la salle de repos. Il croyait qu’il venait de lire une réponse à ses émotions personnelles bouleversées dans les yeux de cette jeune femme.

*Tomberais-je amoureux ? L’est-elle de moi ? Nous avons à peine parlé, ce serais donc un coup de foudre… Mais est-ce que ca existe d’ailleurs ? …. Je dois certainement m’emballer… Elle est si …*


Vladadam !

Perdu dans ses réflexions Saniiro n’avait pas fait attention, et il bouscula une infirmière qui portait un plateau repas. Celle-ci qui n’avait guère plus d’allure que la matrone de tout à l’heure et le regarda avec un air méchant comparable à celui d’un pit-bull. D’ailleurs elle avait un ton des plus martiaux lorsqu’elle le réprimanda :


- Hé mais faites attention vous ! Que faites-vous là d’ailleurs ?! Vous n’avez pas récupéré un badge à l’accueil ?!

- Je… Si, si il est dans la chambre là … *il désigna une porte à coté*

- C’est un placard à balais ca monsieur ! Sortez d’ici tout de suite ! Allez oust ou j’appel la sécurité !


Il s’était rudement mal débrouillé cette fois. Saniiro se demanda ce qu’il devait faire, il pouvait sortir sans encombre et éviter de faire que Saori soit repérée, mais alors il n’avait aucune assurance de pouvoir la retrouver. Il devait prendre une décision rapidement, et comme bien souvent dans ce genre de cas, on prend la mauvaise. Il fit mine de suivre l’infirmière et se retourna tout à coup en partant en courant pour retourner jusqu’à la chambre de Saori. Il entra en trombe :

- Nous devons filer, s’il vous plait, je vais avoir des ennuis sinon ! Vous venez ?!

Il ouvrait déjà la fenêtre et tendait la main à son ange en la regardant directement pour lui demander de choisir si elle lui faisait confiance ou non. Son cœur battait fort autant à cause du stress, alors qu’il entendait déjà des pas se rapprocher en courant dans le couloir, autant à cause de l’émotion de penser qu’elle allait ou non accepter de le suivre. Les centièmes de secondes étaient tous plus important que les autres à cet instant.

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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Lun 28 Avr - 4:02

Saori attendait le bras tendu, refermant au creux de la paume de sa main la petite monnaie Elle espérait que son protégé lui accorderait vite son attention et ainsi le détournerait de la petite et ses écouteurs. Enfin il releva les yeux vers elle et tendit à son tour la main, et malheur, se prit dans le fil. Voilà, elle allait être découverte ! C’était sans compter sur la sonnerie du téléphone portable du jeune homme, merci Dieu tout puissant et tous les autres anges du firmament. Saniiro fit une réflexion sur le fait que ces petites bêtes sonnaient toujours aux mauvais moments, point de vue que pour le coup la demoiselle ne partageait pas du tout. Il sortit en trombe après avoir pris la monnaie. Elle l’avait échappé belle. Avec douceur elle retira l’appareil compromettant des oreilles de la petite.

« Tu veux que je t’allume la télévision ? Il y a une super chaîne de dessins animés. »

La malade acquiesça un mince sourire aux lèvres. Saori se retourna donc pour prendre la télécommande et mettre en route la dite chaîne. L’image apparut, mettant en scène un chat maladroit qui coursait une souri bien trop maligne pour lui. Elle regarda l’enfant, déjà plongée dans l’action comique. Elle semblait un peu plus paisible même si Saori ressentait encore une certaine tension chez elle, et toujours cette même tristesse dans ses yeux.

La porte s’ouvrit alors brusquement et son protégé entra tout aussi précipitamment. On aurait dit qu’il était poursuivi. Il dit quelque chose à propos de filer et d’ennuis avant de se diriger vers la fenêtre. Il lui tendit la main. Il ne lui fallut pas longtemps pour décider de l’accompagner. Après tout c’était son travail d’ange de veiller sur lui et de le suivre. Elle regrettait juste de devoir ainsi laisser la petite. Elle la regarda en lui souriant tendrement.


« Je reviendrais princesse, c’est promis. »

Elle courut jusqu’à la fenêtre, mettant sa main dans celle de Saniiro. Elle enjamba la fenêtre. Ils étaient au 2nd étage mais heureusement, le toit de la cafétéria du rez-de-chaussée faisait que la chute serait moins haute. Elle sauta donc et atterrit habilement sur ses jambes, elle se poussa pour laisser son protégé venir à son tour puis sauta dans l’herbe. Le bâtiment de la cafétéria lui masquait la fenêtre de la chambre qu’ils venaient de quitter. Son cœur battait la chamade, elle regarda Saniiro ne sachant trop ce qu’il attendait d’elle à présent. C’était tout de même curieux, ce garçon de bonne famille, un peu hautain qui se faufilait dans les couloirs d’un hôpital sans autorisation et disparaissait par les fenêtres pour échapper à ses poursuivants. Cela l’intriguait de plus en plus. Que pouvait il bien manigancer ?

« Allez vous accepter de me dire ce que vous trafiquez ? Tant qu’à me rendre complice j’aimerais au moins savoir de quoi… »

Elle le regarda intensément, malgré son sérieux ses yeux exprimaient toujours douceur et bienveillance. Seulement elle espérait bien obtenir une réponse à ses interrogations et en apprendre ainsi d’avantage sur celui pour qui elle devrait peut être mettre ses ailes en danger.
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MessageSujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]   Jeu 1 Mai - 4:20

Le sang pulsait dans les veines des temps de Saniiro alors qu’il suivait Saori par la fenêtre. Il sauta lestement et se rattrapa dans une roulade pour amortir sa chute, l’instant d’après il glissait du toit de la cafétéria jusqu’au sol manquant de peu de tomber sur Saori dans sa précipitation. Il posa sa main sur son épaule pour la remercier de l’avoir suivit. Il repensa qu’elle l’avait d’ailleurs fait sans hésiter, ce qui était plutôt étrange. Ne serait-ce qu’à cause de la chute, ce n’était pas bien haut, mais on pouvait facilement se tordre une cheville sans y prendre garde. Pourtant cette fille avait accepté sa main et l’avait devancé dans sa fuite. Plus il la regardait et plus il devinait qu’elle cachait quelque chose. Cela ne se jouait qu’à des détails : cette fois elle avait dit oui trop vite.

*Je suis peut être paranoïaque à courir après le paranormal je me mets à le voir partout. Elle me regardait étrangement tout à l’heure lorsque nos mains se sont croisées, peut être est elle tout simplement attirée par moi.*

Saniiro commençait à se ranger à cette explication plus raisonnable, bien que présomptueuse, il ne se serait certainement pas permis d’y songer si rapidement si son propre trouble ne l’avait rendu sensible à ce sujet. Quoiqu’il en fût pour le moment ils avaient plus urgent à faire. Détournant sa question il lui répondit avec assurance :

-Je ne puis tout vous révéler hélas mademoi… Saori, mais j’espère que votre fuite ne vous aura pas rendue complice de mes recherches pour quoi ce soit. Vous pourrez toujours dire que vous étiez partie de la chambre avant que je n’y entre pour sauter par fenêtre. Ils ne peuvent plus nous voir maintenant, si nous partons tout de suite, personne ne pourra témoigner que vous étiez avec moi.

Son scénario n’était pas forcément faux, mais plutôt mince, ils étaient maintenant liés dans la complicité de leur mensonge envers cet hôpital. Ils ne devaient pas… Ses yeux… Elle le regardait toujours avec insistance, de son expression si perturbante… Ses yeux… Saniiro se sentait comme contraint malgré lui de lui ouvrir son cœur… Ses yeux… Ne lisait elle pas en lui ?!


-Je vous promets que je ne peux pas en parler, vous voulez bien me croire ?

Ils ne pouvaient pas trainer ici, mais Saniiro comprit qu’il devait encore une fois obtenir sa confiance, même partielle s’il voulait qu’elle continue avec lui. Mais le ferait-elle ? Lui-même dans une situation inverse ne le ferait peut être pas. Ils venaient de commettre une effraction, ils pourraient être arrêtés pour cela, et tout ce qu’il lui donnait comme explication était qu’elle devait lui accorder sa confiance, à lui : un inconnu. Du coup, Saniiro en revenait à son premier diem : si elle refusait, il le comprendrait mais serait déchiré de devoir se séparer d’elle, si elle acceptait il la trouverait d’autant étrange, mais serait soulagé de la garder à ses cotés. A cet instant quelque chose se jouait entre eux.
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Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume]
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