 † La ville de Kimyoo † Kimyoo… une ville remplie de mystère… que ferez-vous ou plutôt… comment réagirez-vous si un jour, une personne frappait à votre porte et vous annonçait qu’il était votre ange gardien ? |
| | Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] | |
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Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Ven 18 Avr - 12:12 | |
| Heureusement Saniiro n’insista pas et ne posa pas d’autres questions qui auraient pu être embarrassantes. Il lui confirma qu’il n’avait aucune mauvaise intention à l’égard des enfants et soudain se rapprocha encore plus d’elle. Cette proximité la mit mal à l’aise d’autant qu’il se permit de déplacer une mèche de ses cheveux et de lui parler à l’oreille. Il était tout de même étrange, par certaines attitudes il se montrait distant en semblant rappeler qu’ils n’étaient sans doute pas du même monde, et la minute d’après il se permettait d’avoir des gestes à la limite de la familiarité. Elle faillit le remettre bien gentiment à sa place mais en même temps elle devait gagner sa sympathie.
Elle le laissa donc lui confier son secret, docilement au creux de l’oreille, frissonnant légèrement en sentant son souffle dans son cou. Son sang se glaça quand il lui raconta ce qu’avait vécu cette pauvre petite. Elle reporta son regard sur elle. Cela expliquait la tristesse et la douleur qu’on pouvait lire dans ses yeux et sur son visage. Voilà pourquoi elle avait tout de suite visualisé le mot « père », c’était donc lui que cette enfant pleurait ainsi et c’était cette scène horrible qu’elle taisait au fond d’elle-même. La faire parler et raconter cela ne serait pas chose facile et cela prendrait bien du temps. Il ne fallait surtout pas la brusquer. D’ailleurs pourquoi cela intéressait tant son protégé ? Il semblait trop jeune pour faire partie de la police et puis si cela avait été le cas il aurait eu un motif tout trouver pour l’interroger et ne serait pas obligé de cacher la raison de sa présence.
Saori regarda la petite, encore toute bouleversée à l’idée de ce qu’elle avait vécu. Soudain elle pensa à un moyen de sonder son âme et d’ainsi peut être percevoir ce qui avait causé la mort de son père. Peut être que si elle laissait venir à elle les émotions de l’enfant elle saurait ce qui s’était passé. Mais faire cela devant Saniiro était dangereux et elle ne contrôlait pas assez bien ce pouvoir. En même temps si elle ne l’utilisait jamais elle n’apprendrait pas. Elle se tourna vers son protégé et le regarda intensément, elle était déjà concentrée sur ce qu’elle allait devoir faire.
« Ecoutez, elle est vraiment traumatisée et plongée dans un profond mutisme. Elle réagit un peu à mes stimulations mais je ne sais pas si j’arriverais à la faire parler et encore moins combien de temps cela pourrait prendre. En tout cas je ne pense pas y arriver en votre présence. Je dois encore gagner sa confiance. » |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Sam 19 Avr - 17:27 | |
| Elle venait de lui demander de sortir sans que Sani comprenne vraiment pourquoi. En quoi sa présence dérangeait elle à ce point ? La petite ne semblait pas intimidée par lui pourtant. Qu’est ce que Saori avait bien pu détecter pour juger que l’enfant ne lui parlerai pas si lui-même était là ? Saniiro se demandait aussi si il pouvait vraiment lui faire confiance, au moins autant si il pouvait se permettre d’être méfiant envers cette inconnue qui ne lui avait parue que bienveillante. Il aurait aimé lui dire qu’il comptait bien rester avec elle par sécurité pour l’enfant, mais au fond de lui il sentait que ca sonnait faux. Il était sur en revanche que les laisser seule serait prendre le risque de perdre une information cruciale, que probablement la jeune femme ne saurait pas reconnaitre à sa juste valeur, et prendrais pour illusoire. Saniiro cherchait depuis des semaines une justification à sa thèse sur l’existence d’être surnaturels, mais il n’osait trop y penser comme si il avait peur de se tromper. En d’autres circonstances il aurait farouchement repoussé ce genre d’idées farfelues, mais un évènement avait éveillé sa curiosité. Le problème était que si cette jeune femme avait les même opinons que lui, à l’époque, sur le sujet, elle passerait à coté de l’indice clef !
Il hésitait tant et si bien qu’il laissa croisa les bras devant lui pour se concentrer d’avantage. Il sentit alors dans sa poche une petite bosse faite par un petit objet rectangulaire. Voilà, c’était solution : son dictaphone ! Si jamais elle arrivait à la faire parler il pourrait ainsi ne rien manquer de leurs échanges.
- J’accepte vos conditions comme vous avez accepté de m’aider, bien que je ne comprenne pas pourquoi vous voulez spécialement que je me retire.
Il haussa les épaules.
- Mais soit je ferais comme vous le sentez. Par contre je vous saurais grés de bien vouloir enregistrer votre conversation au cas où un élément vous échapperai, et surtout de me montrer tout dessin qu’elle pourrait faire, même le plus ridicule qui soit. Si cela vous va, je vais vous attendre prés de la machine à café dans le couloir à droite. D'accord ?
Il coinça son petit carnet sous son bras pour user de sa main pour attraper le magnétophone de poche. Il présenta l’objet à Saniro avec un sourire légèrement plus que cordial. Il était toujours perturbé par son regard si doux et affectueux, même en cet instant où ils parlaient d’une chose grave. En fait ce petit interlude serait bien profitable à Saniiro qui comptait faire un petit tour dans l’hôpital et surtout faire un tri dans ses sentiments aussi étranges qu’enivrants depuis qu’il avait croisé cette fille peu banale.
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|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Dim 20 Avr - 11:11 | |
| Lorsqu’elle lui demanda de la laisser seule avec l’enfant, l’ange vit de suite que Saniiro n’était pas d’accord. Il resta un moment silencieux, comme livré à un combat intérieur pour savoir s’il pouvait ou non accéder à sa requête. Elle sentait que le vent tournait en sa défaveur mais contre toute attente il accepta. Il insista juste sur le fait qu’il fallait qu’il n’ignore aucun détail même insignifiant de ce qu’elle apprendrait et notamment ses dessins. Mais ce qui lui posa problème c’est qu’il insista pour qu’elle enregistre leur conversation. Il lui tendit un petit magnétophone avant de sortir de la pièce, indiquant qu’il l’attendrait près de la machine à café.
Comment faire ? Bien sûr il entendrait vite que la petite ne parlerait pas. Saori comptait utiliser son pouvoir d’hypersensibilité pour ressentir les choses sans avoir à les faire revivre à cette petite. Puis un détail lui revint à l’oreille : le dessin. Il avait insisté pour voir ses dessins. Elle n’avait qu’à faire semblant de lui poser des questions qui resteraient sans réponse, ensuite elle sonderait ses souvenirs ou du moins essaierait avant de gribouiller elle-même ce qu’elle aurait vu. Elle aperçut alors un objet qui lui serait fort utile. Elle se dirigea vers la table de chevet où reposait un lecteur mp3 portable avec ses oreillettes. Elle n’eut pas de mal à décider la petite d’écouter la musique qu’elle fit exprès de mettre fort avant de lancer le magnétophone.
De sa voix douce elle entama une série de questions qu’elle savait déjà sans réponses et pour cause.
« Alors princesse tu veux bien qu’on parle toutes les 2 ? » … Silence… « Ta poupée m’a raconté que quelqu’un avait voulu vous faire du mal. » …Nouveau silence… « Tu veux bien me raconter ? » … Et là elle se concentra sur l’enfant non sans quelques appréhensions. Elle essaya d’ouvrir cette petite porte qui ouvrait sur les sensations venant des autres mais rien ne se produisit. Elle resta immobile, fermant les yeux plus forts… Rien… Elle poussa un long soupir, se maudissant intérieurement d’être un si piètre ange et là :
Elle vit le visage de cet être. Il lui faisait peur. Elle resserra la main de son père dans la sienne, avec lui elle ne risquait rien. Ils tournèrent dans une petite ruelle un peu sombre, l’homme aux yeux rouges était encore là. Elle vit un sourire mauvais se dessiner sur ses lèvres alors qu’il disparaissait et réapparaissait juste devant eux. Là aucun mot ne pouvait décrire le spectacle auquel elle assistait. Une telle violence, une telle haine… tout ce sang ! Le corps de son père sur le sol à côté d’elle et l’homme-bête qui se tournait vers elle. Il était aussi rouge que le sang sur le sol, comme les démons qu’on voit parfois à la télé. Elle voulait crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il allait poser son horrible main avec ses…ses griffes. Oui on aurait dit des griffes. Là sortant de nulle part un autre être apparut. Elle l’avait vu souvent au coin d’une rue, dans la cour de l’école et même à la fenêtre de sa chambre. Elle avait confiance en lui c’était un gentil, un… un ange ? Il s’attaqua au méchant lui criant à elle de s’enfuir mais ses petites jambes refusaient de la porter désormais.
La vision se troubla, elle se retrouva sur le sol assise, cramponnée à la couverture du lit. Les petits yeux inquiets de la fillette la regardaient. Avait elle crié ? Non elle ne pensait pas. Elle se sentait si faible et si …mal, terriblement mal. Tant de violence, tant de souffrance, tant de mal. Des larmes lui vinrent aux yeux, elle les chassa vite d’ »un revers de main. Il ne fallait pas inquiéter la petite et puis le magnétophone ! |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Dim 20 Avr - 16:13 | |
| Saniiro venait de refermer la porte sur une énigme qu’il espérait bientôt pouvoir résoudre. Il se retrouvait dans un couloir d’un blanc immaculé où tout semblait aseptisé. Il ressentit le contraste avec les émotions diverses qui grouillaient dans la chambre d’où il sortait à l’instant. Il fit quelques pas vers la salle de la machine à café lorsqu’il entendit la voix de Saori s’élever à l’intérieur. Les portes étaient épaisses et il ne saisissait pas ses mots, mais apparemment la petite fille ne répondrait rien, pour le moment. Il hésita une seconde, il est vrai, à rester l’oreille collée contre la porte, mais cela aurait été mal honnête et puis il avait déjà une oreille électronique à l’intérieur. Il reprit donc son petit calepin pour y retrouver le dessin qu’il avait replié dedans. Il l’examina dans tous les sens, mais il n’y avait rien à en tirer. Une forme noire, entourée de sortes de flammes démesurées, ou peut être autre chose… Il attendrait beaucoup de Saori.
Alors qu’il entrait dans la salle d’attente, il se remit à penser à cette fille étrange. Elle ne l’avait pas laissé indifférent, pourtant il ne savait s’il pouvait parler d’attirance… Indubitablement elle était jolie, probablement belle d’ailleurs. Ses cheveux bouclés, son petit minois, et ses grands yeux de biche tout cela ne pouvait pas le laisser indifférent, mais l’attraction qu’elle exerçait sur lui était toute particulière. C’est un peu comme si elle avait une aura bienveillante qui le pousserai à lui faire confiance. Il se sentait bien avec elle tout à l’heure et le ‘pire’ c’est qu’alors qu’il venait de choisir son café, pas trop sucré, il percevait comme un manque qu’il ne pouvait s’expliquer que par elle. Saniiro poussa un léger soupire en s’appuyant contre la machine à café. Le borborygme mécanique de l’engin raisonnait dans le silence ambiant dénotant qu’une manière étrange.
- ‘Etrange’ Murmura t-il…
Pourquoi ce mot lui revenait sans cesse ? Depuis qu’il s’était mit sur sa quête il avait frôlé des situations parfois incompréhensibles, mais la récurrence de cette impression se faisait de plus en plus pressente. Saniiro savait se fier à son instinct, c’était lui qui l’avait toujours poussé et c’était grâce à lui qu’il était devenu l’homme qu’il était aujourd’hui. Il tapota des doigts dans un signe de concentration, tout en hochant de la tête. Oui. Il devait ouvrir l’œil et le bon, il sentait que quelque chose pouvait se passer. Si cela devait être le cas, il serait prêt ! Il attendait déjà depuis trop longtemps.
« Bip », la préparation était finie, et le silence revenu.
Machinalement Saniiro prit le gobelet et porta le liquide à ses lèvres. Oui, étrange, il n’y avait pas d’autre mot : il aurait du penser à une jeune fille ravissante qu’il venait de rencontrer, et il se retrouvait à penser ses histoires fantastiques. A croire que lui-même devenait étrange. Il avala une gorgée de café.
- Pouah !
Il recracha brusquement le liquide dans le gobelet !
- Ha… Du café ! Je déteste ca, il faut que je me réveille moi.
Il jeta le tout dans une poubelle et constata avec dépit que sa poche était vide, qu’il n’avait plus de monnaie. Il alla se rincer la bouche dans les toilettes. Il passa devant la salle de garde, l’infirmière en chef était revenue et papotait avec les autres. Il se faufila discrètement sans être vu et retourna vers la chambre.
- Bien, je n’ai pas vraiment fait attention, mais cela fait quelques minutes déjà je pense, allons voir si elles ont finies.
Il entra dans la chambre. Quelle fut sa surprise de voir Saori assise sur le sol ! Que s’était-il passé ici ? Il jeta un coup d’œil à la petite fille qui regardait aussi la jeune femme d’un air relativement apeuré. Les cheveux de la gamine masquaient les écouteurs qu’elle avait toujours aux oreilles, mais c'était sur la jeune femme que Sani portait toute son attention. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? A vrai dire elle semblait tout autant surprise que lui, mais était-ce de l’avoir vu entré ? De se retrouver au sol ? Ou de ce qui avait pu se passer ? Quoiqu’il en soit Saniiro avait pensé tout ceci en un éclair avant de se précipiter vers elle pour l’aider à se relever.
- Mais que vous est-il arrivé ? Vous allez bien Saori ?
Il la prenait par la main et la tirait à lui pour qu’elle se redresse, cherchant une réponse dans ses regards fuyants. |
|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Lun 21 Avr - 11:08 | |
| Saori essayait de reprendre le dessus après ce qu’elle venait de vivre. Mais comme tout va toujours de travers dans les pires moments son protégé entra et la trouva sur le sol. Il se précipita pour l’aider à se relever. Il lui prit la main et l’attira vers lui. L’ange essayait autant qu’elle pouvait d’éviter son regard perçant et inquisiteur. Elle se retrouva contre lui et manqua de retomber, ses jambes refusant toujours de la porter. Il fallait vraiment qu’elle se ressaisisse. Elle resta un instant agripper à lui comme quelqu’un qui manque de se noyer à sa bouée. Au prix d’un effort surhumain elle retrouva une partie de son calme et surtout de sa force. Elle avait mille choses en tête mais ne pouvait pas tout analyser de suite. Elle devait parer au plus urgent. Si Saniiro découvrait la supercherie elle perdrait sa confiance et là adieu les jolies ailes. Il fallait agir vite et l’envoyer hors de la chambre pour finir ce qu’elle avait à faire. Elle reprit appui sur ses jambes, elle tremblait encore un peu mais elle tenait debout et sans soutien c’était déjà ça. Elle adressa un maigre sourire au jeune homme pour essayer de le rassurer.
« Je suis désolée de vous avoir fait inquiéter. C’est juste que j’étais en retard ce matin et que je n’ai pas pris la peine de manger. J’ai fait un petit malaise, le manque de sucre… Vous voudriez bien avoir la gentillesse de me rapporter quelque chose du distributeur automatique s’il vous plait ? J’irais bien moi-même mais vous voyez je ne tiens presque pas debout.»
Elle se surprenait elle-même, une telle capacité à improviser, pour ne pas dire mentir. Enfin elle essayait de ne pas se culpabiliser en se disant que c’était pour la bonne cause. Elle devait protéger son identité autant que possible et se débrouiller pour rester proche de son protégé. Tout de même ce qu’elle avait vécu au travers du souvenir de la petite la troublait réellement. Cette enfant avait son propre ange et elle l’avait vu se battre contre un être démoniaque. Saori aurait elle un jour à se battre ainsi ? Elle espérait que non, elle répugnait à la violence. Toutefois elle savait au fond d’elle que si la situation lui arrivait elle sacrifierait elle aussi sa vie. Pauvre petite… Etre confrontée si jeune à de telles horreurs. Et si le démon s’en prenait de nouveau à elle ? Elle n’avait pas vu la suite du combat et ne savait qui l’avait emporté. C’était horrible d’imaginer vivre dans un monde ou de telles créatures pouvaient s’en prendre à des enfants innocents. Enfin c’était pour cela que les anges étaient envoyés sur terre pour contrer le mal. Qu’elle lourde mission.
*Saori ne te laisse pas encore submerger ce n’est pas le moment.*
Elle regarda intensément Saniiro en espérant qu’elle serait à la hauteur de la tâche qu’on lui avait confiée. Un pas après l’autre comme on dit, d’abord le faire sortir pour tout arranger, ensuite elle aviserait. |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Mar 22 Avr - 20:28 | |
| Saniiro retint comme il put Saori qui chancelait sur ses frêles jambes. Elle était pourtant relativement athlétique et n’affichait aucun signes de fatigue, rien ne pouvait laisser penser à Sani qu’elle souffrait d’un mal ayant pu la mettre dans cet état. Elle avait tout de même le teint blême, comme si elle avait vu un fantôme. Vu la nature des recherches qu’il venait faire ici, le journaliste méfiant se demanda aussitôt si tout cela pouvait avoir un lien. Après tout cela faisait des mois qu’il se préparait à une révélation. Mais si cette jeune femme venait d’apprendre de but en blanc et de la bouche d’une enfant, qu’il y avait un peu plus sur cette terre que ce que le savoir commun laissait supposer, il était tout à fait concevable qu’elle ai put en être choquée. Il regarda la petite fille qui reprenait déjà ses crayons, et paraissait des plus paisibles comme si rien de grave ne s’était passé. Saniiro vit alors le magnétophone qui tournait toujours et il eut la soudaine envie pressante d’aller le prendre pour écouter ce qui s’était dit ici. Mais la main fébrile de Saori redemanda à cet instant son soutien et il s’empressa de la maintenir par l’épaule de peur qu’elle ne tombe… Il la sentait trembler. De peur ? De stress ? Elle lui expliqua alors qu’elle avait simplement eut un malaise. Ce serait donc de manque finalement… Quelque chose clochait, il voulait la croire mais ne pouvait se séparer de son scepticisme habituel envers les choses qu’il ne pouvait pas vérifier de ses propres yeux. Par politesse il ne l’interrogeât pas, il comptait de toute façon sur la cassette et remettait le reste à plus tard.
- Excusez moi de vous le dire mais vous n’êtes pas raisonnable, si vous êtes diabétique vous devriez garder toujours un petit quelque chose sur vous, et en tout les cas manger le matin ! Enfin ça ne me regarde pas, je vais vous chercher cela… Si vous avez de la monnaie, car je viens de gâcher mes dernières piécettes dans un café infect. Mais déjà asseyez vous, vous me faites peur.
Ce disant il la prit par le poignet et la fit s’asseoir sur le bord du lit.
- Ca va aller ?
*Shlack !*
Un petit bruit venait d’attirer l’attention de Saniiro… Derrière lui, un drôle de cliquetis venait de les interrompre alors qu’un bourdonnement venait au contraire de s’arrêter… C’était la bande de la cassette du magnétophone qui s’était déroulée en entier et venait donc de se stopper. Saniiro lâcha la main de Saori et alla ouvrir l’appareil. Il sortit la cassette… Fit un petit sourire à la fillette, puis retourna la cassette pour la remettre dans l’appareil. Il allait appuyer sur le bouton d’enregistrement, mais il n’en fit rien. Son doigt survola la touche, marquant par la son hésitation, ont pouvait lire sur son front qu’il tentait de se remémorer quelque chose… Et finalement il éjecta à nouveau la cassette, la mit dans sa poche interne d’où il en sortit une nouvelle qu’il remit dans l’enregistreur.
Saniiro venait de se souvenir qu’il avait déjà enregistré le témoignage d’un policier sur l’autre face de la première cassette et il ne voulait pas l’effacer. Voilà comment il se retrouva en possession de la bande son contenant le soi-disant entretient entre Mizaki et Saori. Il avait hâte de l’écouter mais n’avait pas d’autre lecteur sur lui, il devrait donc attendre. Et puis il devait surtout aller chercher rapidement du sucre pour la demoiselle en détresse. La petite le regardant, il lui sourit à nouveau et passa avec tendresse sa main sur sa petite tête, lissant ses cheveux de ses doigts…
- Vous avez un peu de monnaie alors, s’il vous plait ? |
|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Jeu 24 Avr - 10:26 | |
| Assise sur le bord du lit, Saori reprenait un peu de sa sérenité même si les images qu'elle avait vu tout comme de nombreuses interrogations la hantaient toujours. Visiblement son protégé avait cru la fausse raison de son malaise. Elle espérait ainsi pouvoir gagner de précieuses minutes pour oter les oreillettes qui diffusaient de la musique et coupait la petite avec ce qui se disait. Il lui avait fait la morale en insistant sur l'importance de prendre un bon petit déjeuner avant de lui demander de la monnaie pour la machine car il n'en avait plus. De la monnaie... Serait ce quelques piecettes qui allaient causer sa perte ?
Alors qu'elle cherchait une nouvelle issue de secours un petit cliquetis retentit. La cassette devait avoir terminée de dérouler dans le magnétophone. Cela occuperait Saniiro mais pas bien longtemps. Il trifouilla son précieux bien. De la monnaie? Elle n'avait pas de sac avec elle donc il ne restait qu'une chance: ses poches. Elle se pencha un peu en arrière pour glisser ses mains dans les deux seules poches que comprenait sa jupe en jean. Intérieurement elle pria pour y trouver les précieuses piècettes. Le bout de ses doigts côté droit frolèrent du métal. Elle se démena un peu plus sur le lit pour atteindre l'objet en question et en ressortit triomphante 3 petites choses pas une grosse fortune mais suffisament pour une barre chocolatée et surtout faire sortir le jeune homme de la pièce. Avait elle réussi à les faire aparaitre par la seule pensée ou cela faisait il partie de l'équipement réglementaire de l'ange novice?
Elle se retourna vers Saniiro, serrant précieusement la petite monnaie dans sa paume. Elle le vit penché sur la fillette, à lui caresser les cheveux. Alerte rouge! Allo les nuages on a un problème, appuyez vite sur la touche "ejecte" du commandant Saniiro de je ne sais plus trop quoi s'il vous plait, impact imminent! Oula, un petit ange en surchauffe! Bon garder son calme et attirer son attention loin de la petiote et ses écouteurs.
"Saniiro, j'ai trouvé un peu de monnaie. Je suis désolée de solliciter ainsi votre aide."
Allez gentil Saniiro prends les pièces et va gentiment vers le distributeur, je ne voudrais pas avoir à t'assomer. Voilà qu'elle devenait violente. Non bien sûr jamais elle n'aurait levé la main sur un innocent, déjà sur un démon elle ne savait même pas si elle en était capable alors. C'était juste un peu d'humour pour se tourner elle même en dérision. Un ange qui fait de l'humour, on aura tout vu. Enfin pour sa défense elle débute notre Saori, elle ne connait pas encore bien les règles. |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Dim 27 Avr - 20:43 | |
| Saniiro glissa ses doigts dans les cheveux de la petite fille qui ne relevait pas la tête toute occupée à dessiner un beau gros soleil avec des lunettes noires. Saori l’interpela alors en lui faisant par du fait qu’elle venait de retrouver de la monnaie. Sani tendit alors la main pour attraper les piécettes mais accrocha au passage le fil de l’écouteur de la fillette. L’oreillette tomba révélant par là le stratagème de l’ange gardien !
*Dingoudoudoung !* (essayez d’imaginer ca comme un petit tintinnabulement mélodieux ^^)
Fut-ce l’intervention divine ? Fut-ce une manœuvre habile de Saori elle-même ? Ou simplement le fruit du hasard ? Toujours est-il que le téléphone portable de Saniiro sonna. Il était formellement interdit d’en avoir un d’allumé dans un hôpital à fortiori lorsque l’on voulait rester discret. Le stress troubla donc la vue du journaliste clandestin qui s’empressât d’éteindre l’appareil avant d’être rappelé à l’ordre par une infirmière et bouté hors de ces murs.
- Fichus appareils, cela sonne toujours lorsqu’il ne faut pas, ne trouvez vous pas ?
Il prit finalement la monnaie de la main de Saori, le frôlement de leur mains ne le laissa d’ailleurs pas indifférent. Il l’avait retenue tout à l’heure mais c’est un contact différent, motivé par l’urgence. Là il y avait eut un je-ne-sais-quoi de plus incertain, d’ailleurs Saniiro lut le trouble dans le regard de Saori. Il était bien loin de pouvoir s’imaginer la raison de cet émoi. Lui qui recherchait une preuve de l’existence d’êtres ‘supérieur’, n’aurait jamais songé qu’il en avait justement une sous les yeux. Il était un journaliste de talent, et un relativement bon enquêteur, mais son imagination avait des limites. Il conclu donc qu’elle devait ressentir quelque chose pour lui, peut-être était-ce tout simplement ce qu’il voulait croire d’ailleurs. Ce qui est sûr, c’est que c’est le cœur léger qu’il partit à nouveau vers la salle de repos. Il croyait qu’il venait de lire une réponse à ses émotions personnelles bouleversées dans les yeux de cette jeune femme.
*Tomberais-je amoureux ? L’est-elle de moi ? Nous avons à peine parlé, ce serais donc un coup de foudre… Mais est-ce que ca existe d’ailleurs ? …. Je dois certainement m’emballer… Elle est si …*
Vladadam !
Perdu dans ses réflexions Saniiro n’avait pas fait attention, et il bouscula une infirmière qui portait un plateau repas. Celle-ci qui n’avait guère plus d’allure que la matrone de tout à l’heure et le regarda avec un air méchant comparable à celui d’un pit-bull. D’ailleurs elle avait un ton des plus martiaux lorsqu’elle le réprimanda :
- Hé mais faites attention vous ! Que faites-vous là d’ailleurs ?! Vous n’avez pas récupéré un badge à l’accueil ?!
- Je… Si, si il est dans la chambre là … *il désigna une porte à coté*
- C’est un placard à balais ca monsieur ! Sortez d’ici tout de suite ! Allez oust ou j’appel la sécurité !
Il s’était rudement mal débrouillé cette fois. Saniiro se demanda ce qu’il devait faire, il pouvait sortir sans encombre et éviter de faire que Saori soit repérée, mais alors il n’avait aucune assurance de pouvoir la retrouver. Il devait prendre une décision rapidement, et comme bien souvent dans ce genre de cas, on prend la mauvaise. Il fit mine de suivre l’infirmière et se retourna tout à coup en partant en courant pour retourner jusqu’à la chambre de Saori. Il entra en trombe :
- Nous devons filer, s’il vous plait, je vais avoir des ennuis sinon ! Vous venez ?!
Il ouvrait déjà la fenêtre et tendait la main à son ange en la regardant directement pour lui demander de choisir si elle lui faisait confiance ou non. Son cœur battait fort autant à cause du stress, alors qu’il entendait déjà des pas se rapprocher en courant dans le couloir, autant à cause de l’émotion de penser qu’elle allait ou non accepter de le suivre. Les centièmes de secondes étaient tous plus important que les autres à cet instant.
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|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Lun 28 Avr - 11:02 | |
| Saori attendait le bras tendu, refermant au creux de la paume de sa main la petite monnaie Elle espérait que son protégé lui accorderait vite son attention et ainsi le détournerait de la petite et ses écouteurs. Enfin il releva les yeux vers elle et tendit à son tour la main, et malheur, se prit dans le fil. Voilà, elle allait être découverte ! C’était sans compter sur la sonnerie du téléphone portable du jeune homme, merci Dieu tout puissant et tous les autres anges du firmament. Saniiro fit une réflexion sur le fait que ces petites bêtes sonnaient toujours aux mauvais moments, point de vue que pour le coup la demoiselle ne partageait pas du tout. Il sortit en trombe après avoir pris la monnaie. Elle l’avait échappé belle. Avec douceur elle retira l’appareil compromettant des oreilles de la petite.
« Tu veux que je t’allume la télévision ? Il y a une super chaîne de dessins animés. »
La malade acquiesça un mince sourire aux lèvres. Saori se retourna donc pour prendre la télécommande et mettre en route la dite chaîne. L’image apparut, mettant en scène un chat maladroit qui coursait une souri bien trop maligne pour lui. Elle regarda l’enfant, déjà plongée dans l’action comique. Elle semblait un peu plus paisible même si Saori ressentait encore une certaine tension chez elle, et toujours cette même tristesse dans ses yeux.
La porte s’ouvrit alors brusquement et son protégé entra tout aussi précipitamment. On aurait dit qu’il était poursuivi. Il dit quelque chose à propos de filer et d’ennuis avant de se diriger vers la fenêtre. Il lui tendit la main. Il ne lui fallut pas longtemps pour décider de l’accompagner. Après tout c’était son travail d’ange de veiller sur lui et de le suivre. Elle regrettait juste de devoir ainsi laisser la petite. Elle la regarda en lui souriant tendrement.
« Je reviendrais princesse, c’est promis. »
Elle courut jusqu’à la fenêtre, mettant sa main dans celle de Saniiro. Elle enjamba la fenêtre. Ils étaient au 2nd étage mais heureusement, le toit de la cafétéria du rez-de-chaussée faisait que la chute serait moins haute. Elle sauta donc et atterrit habilement sur ses jambes, elle se poussa pour laisser son protégé venir à son tour puis sauta dans l’herbe. Le bâtiment de la cafétéria lui masquait la fenêtre de la chambre qu’ils venaient de quitter. Son cœur battait la chamade, elle regarda Saniiro ne sachant trop ce qu’il attendait d’elle à présent. C’était tout de même curieux, ce garçon de bonne famille, un peu hautain qui se faufilait dans les couloirs d’un hôpital sans autorisation et disparaissait par les fenêtres pour échapper à ses poursuivants. Cela l’intriguait de plus en plus. Que pouvait il bien manigancer ?
« Allez vous accepter de me dire ce que vous trafiquez ? Tant qu’à me rendre complice j’aimerais au moins savoir de quoi… »
Elle le regarda intensément, malgré son sérieux ses yeux exprimaient toujours douceur et bienveillance. Seulement elle espérait bien obtenir une réponse à ses interrogations et en apprendre ainsi d’avantage sur celui pour qui elle devrait peut être mettre ses ailes en danger. |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Jeu 1 Mai - 11:20 | |
| Le sang pulsait dans les veines des temps de Saniiro alors qu’il suivait Saori par la fenêtre. Il sauta lestement et se rattrapa dans une roulade pour amortir sa chute, l’instant d’après il glissait du toit de la cafétéria jusqu’au sol manquant de peu de tomber sur Saori dans sa précipitation. Il posa sa main sur son épaule pour la remercier de l’avoir suivit. Il repensa qu’elle l’avait d’ailleurs fait sans hésiter, ce qui était plutôt étrange. Ne serait-ce qu’à cause de la chute, ce n’était pas bien haut, mais on pouvait facilement se tordre une cheville sans y prendre garde. Pourtant cette fille avait accepté sa main et l’avait devancé dans sa fuite. Plus il la regardait et plus il devinait qu’elle cachait quelque chose. Cela ne se jouait qu’à des détails : cette fois elle avait dit oui trop vite.
*Je suis peut être paranoïaque à courir après le paranormal je me mets à le voir partout. Elle me regardait étrangement tout à l’heure lorsque nos mains se sont croisées, peut être est elle tout simplement attirée par moi.*
Saniiro commençait à se ranger à cette explication plus raisonnable, bien que présomptueuse, il ne se serait certainement pas permis d’y songer si rapidement si son propre trouble ne l’avait rendu sensible à ce sujet. Quoiqu’il en fût pour le moment ils avaient plus urgent à faire. Détournant sa question il lui répondit avec assurance :
-Je ne puis tout vous révéler hélas mademoi… Saori, mais j’espère que votre fuite ne vous aura pas rendue complice de mes recherches pour quoi ce soit. Vous pourrez toujours dire que vous étiez partie de la chambre avant que je n’y entre pour sauter par fenêtre. Ils ne peuvent plus nous voir maintenant, si nous partons tout de suite, personne ne pourra témoigner que vous étiez avec moi.
Son scénario n’était pas forcément faux, mais plutôt mince, ils étaient maintenant liés dans la complicité de leur mensonge envers cet hôpital. Ils ne devaient pas… Ses yeux… Elle le regardait toujours avec insistance, de son expression si perturbante… Ses yeux… Saniiro se sentait comme contraint malgré lui de lui ouvrir son cœur… Ses yeux… Ne lisait elle pas en lui ?!
-Je vous promets que je ne peux pas en parler, vous voulez bien me croire ?
Ils ne pouvaient pas trainer ici, mais Saniiro comprit qu’il devait encore une fois obtenir sa confiance, même partielle s’il voulait qu’elle continue avec lui. Mais le ferait-elle ? Lui-même dans une situation inverse ne le ferait peut être pas. Ils venaient de commettre une effraction, ils pourraient être arrêtés pour cela, et tout ce qu’il lui donnait comme explication était qu’elle devait lui accorder sa confiance, à lui : un inconnu. Du coup, Saniiro en revenait à son premier diem : si elle refusait, il le comprendrait mais serait déchiré de devoir se séparer d’elle, si elle acceptait il la trouverait d’autant étrange, mais serait soulagé de la garder à ses cotés. A cet instant quelque chose se jouait entre eux. |
|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Ven 2 Mai - 8:50 | |
| Saori attendait la réponse de Saniiro. Leurs regards ne se quittaient plus et les secondes semblaient s’éterniser. Elle aurait aimé sonder son âme pour se rassurer sur sa conduite étrange mais elle n’en avait pas le droit et d’ailleurs en avait elle la capacité ? Elle maniait encore mal son pouvoir d’empathie et il ne lui permettait de ressentir que ce qui se passait à fleur de peau. Si son protégé avait enfoui en lui son secret comme ses sentiments elle aurait bien du mal à les percevoir. Mais elle savait aussi que si on lui avait confié cette mission c’est que le jeune homme évoluait du côté du bien, du moins voulait elle le croire. Et puis si elle voulait instaurer une relation saine et durable avec lui il faudrait qu’elle soit basée sur la confiance. En gagnant la sienne, Saniiro lui dévoilerait bien un jour le pourquoi de tous ces mystères. Elle avait elle-même un secret et pas des moindres, qu’elle ne pouvait divulguer.
Comme elle s’y attendait, il s’en sortit par une courbette, indiquant que personne ne pourrait prouver sa complicité. C’était bien sûr faux puisqu’elle avait dit à une des infirmières que le jeune homme travaillait avec elle. Enfin cela n’avait guère d’importance à vrai dire. Il lui promit toutefois qu’il ne pouvait lui en dire plus. Là encore c’était sans doute faux, on a toujours le choix mais elle n’insista pas d’avantage. Elle lisait dans ses yeux qu’il était sincère et bienveillant. Elle lui adressa donc un sourire doux pour le rassurer.
« Bien, vous avez le droit d’avoir vos petits secrets. Je veux bien vous accorder ma confiance mais j’espère que vous ne la trahirez pas. Puis je au moins savoir ce que vous attendez de moi à présent ? »
Saori repensait au déroulement des derniers événements. La vie d’ange n’était visiblement pas de tout repos. A moins que la vie des autres protégés soit plus calme et sans mystères. Pour ses premiers pas en tant qu’envoyée du ciel, on ne lui avait pas donné la mission la plus facile. A peine une journée et elle devait fuir, faire des cascades et avait été confronté pas directement certes mais tout de même violemment à la lutte du bien contre le mal. Vraiment cela promettait pour la suite… Elle se sentait en proie au doute : serait elle à la hauteur ? |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Mer 7 Mai - 10:00 | |
| La réponse de Saori dépassa toutes les espérances de Saniiro. Non seulement elle acceptait de le suivre, mais elle n’avait même posé aucune question si ce n’est de savoir ce qu’il pouvait vouloir d’elle. Mais alors ca il n’en avait pas la moindre idée, il y avait plutôt des tas de raisons qui le poussaient à vouloir rester auprès d’elle, mais de valables il avait du mal à en trouver une. Tout d’abord il y avait cette étrange attraction qu’il avait tout de suite ressentit pour elle, puis elle lui avait proposé volontairement son aide et ensuite il y avait eut ses regards incertains qui lui faisaient penser qu’elle était peut être aussi envahit par des doutes similaires aux siens. Voilà, ce qu’il aurait du lui dire : ‘je voudrais que nous restions ensemble car j’ai un doute’. Mais elle n’y aurait pas saisit grand-chose et quand bien même cela aurait été déplacé pour elle de le suivre encore pour si peu… Et puis Saniiro était bloqué par ses manières désuètes, il ne savait pas être direct dans ses propos pourtant dés qu’elle le regardait il avait du mal à les modérer. Il prenait maintenant conscience de cela et voulait y prendre garde. Il baissa donc les yeux pour préparer sa réponse et réfléchit une seconde, lorsqu’il se rendit compte que du coup il était entrai de regarder sa poitrine. Gêné par ce geste déplacé il retrouva vite le chemin de ses yeux au risque de courir à sa perte :
- Je suis bien incapable de vous dire ce que j’attends de vous, mais j’aimerai en savoir plus car… Et puis, vous m’avez aidé et bien que j’ai la cassette de votre conversation avec la petite, j’aimerai que nous l’écoutions ensemble. Enfin et surtout j’ai une dette envers vous maintenant, je voudrais me racheter à vos yeux… Pour vous prouver que nous n’avons rien fait de mal ici.
Et voilà, une fois encore il avait quasiment dévoilé le fond de sa pensée, il s’en sentait à la fois soulagé et gêné, cela rajoutait en tout cas au stress de la situation. Il entendit à ce moment des bruits de pas lointains, ce n’était pas pour eux, mais cela réveilla son attention. Il se retint de prendre la main de Saori mais l’engagea à le suivre sans plus attendre.
- Nous ne devrions pas rester ici, suivez moi, nous allons trouver un endroit où parler tranquillement. Venez je vous prie.
Il jetât quelques coups d’œil pour s’assurer que personne ne les épiât depuis les fenêtres alentours, et il partit d’un bon pas, sans pour autant courir afin de ne pas éveiller les soupçons sur eux. Ils arrivèrent devant une bâtisse imposante qui était tout simplement la bibliothèque publique. Ce serait l’endroit parfait pour se faire oublier, et ils pourraient trouver un coin retiré pour parler sans déranger personne. Sans hésiter avec Saori à sa suite il pénétra dans le bâtiment qui apportait une douce fraicheur sur eux, alors que dehors le soleil commençait à peine à descendre. Il était encore tôt, et il espérait bien pouvoir profiter encore un bon moment de la présence de sa ravissante bénévole (du moins l’avait elle été avec lui).
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|  | | Saori Yume

 Age : 25 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 28 Feuille de personnage Âge: 22 Ange Gardien de: Saniiro Exuna Protégé[e] de: *
| Sujet: Re: Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] Jeu 8 Mai - 10:58 | |
| Saori attendait la réponse de son protégé. Qu’elle allait être la suite des événements ? Quelles surprises lui réservait il encore ? Une banque à cambrioler peut être… Il sembla réfléchir, peut être que finalement il allait trouver un moyen poli de se débarrasser d’elle, auquel cas il faudrait qu’elle le suive en toute discrétion et maintenant qu’il la connaissait ce ne serait pas facile. Décidément la vie d’ange n’était pas si simple. Qui racontait déjà qu’on se la coulait douce au paradis en écoutant des joueurs de harpe et en mangeant du raisin sur les nuages ? Bref… Il semblait ne pas vraiment savoir quoi faire d’elle ou lui raconter.
*Mais je rêve ou il regarde ma poitrine !*
Comme s’il avait lu dans ses pensées il remonta son regard vers le sien. Il lui répondit mais elle n’était pas plus avancée, enfin ça n’avait pas d’importance, il la gardait près de lui donc elle pouvait continuer à le protéger. Par contre il parla d’écouter la cassette, il allait être bien déçu… A moins que… Non, elle espérait ne pas avoir parlé à voix haute quand elle avait eu ses « visions » de ce qui s’était passé. Si c’était le cas elle devrait s’expliquer et comme elle se refusait à mentir vraiment. Saniiro regarda autour d’eux et proposa de trouver un autre endroit où bavarder. Elle le suivit encore docilement, de toute façon ça l’arrangeait. Par contre il l’emmena à la bibliothèque, curieux endroit pour discuter quand on sait qu’on doit plutôt y garder le silence. En entrant dans le bâtiment aux étagères remplis de livres renfermant leur précieux savoir, l’ange éprouva une étrange sensation. C’était un mélange de bien être, comme de rentrer chez soi mais aussi une sensation plus déplaisante, un pincement au cœur, des regrets. Etait ce lié à sa vie d’avant ? Ou bien ressentait elle les émotions d’un autre ? Elle n’avait pourtant pas eu la sensation de s’ouvrir aux sensations et c’était beaucoup moins puissant que lorsque cela lui arrivait. Elle enfouit tout cela au fond d’elle, elle devait se concentrer sur le jeune homme, sa mission. Elle chuchota :
« Vous êtes sûr qu’une bibliothèque soit le lieu le plus indiqué pour bavarder ? La dernière fois que j’y suis venue on demandait plutôt un silence religieux.» |
|  | | Saniiro Exuna

 Age : 22 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 42 Feuille de personnage Âge: 21 Ange Gardien de: ~ Protégé[e] de: Saori Yume
| |  | | | Par une douce aprés midi de printemps. [P.V. : Saori Yume] | |
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